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Actualités - Chronologie

Ouverture avec panache de l’Assemblée générale sur la « Culture de la paix »

NEW YORK, de notre correspondante aux Nations unies, Sylviane ZEHIL C’est avec panache que la réunion internationale de haut niveau s’est ouverte hier à l’Assemblée générale de l’ONU sur le thème de la « Culture de la paix », en présence du roi Abdallah d’Arabie saoudite, qui en avait pris l’initiative. Cette « réunion revêt une grande importance en vue de réaliser les aspirations communes de l’humanité et d’établir des relations de tolérance, d’acceptation mutuelle et de respect des spécificités religieuses et culturelles », a déclaré le président Michel Sleiman à la tribune de l’ONU. Huitième à prendre la parole, juste après la présidente de la Finlande, il a mis l’accent sur « l’intérêt commun dans l’appel au dialogue », du « fait de l’inquiétude suscitée par des phénomènes de violence confessionnelle et ethnique, de terrorisme, d’intimidation, de coercition, de diffamation et d’atteinte à la dignité ». Le président Sleiman a rappelé fièrement que « le Liban a pour vocation la liberté », qu’il est le modèle de pluralité et un espace de dialogue et de coexistence de cultures et de religions différentes. « Le Liban est une nécessité tant pour l’Orient que pour l’Occident », a-t-il encore dit, citant les papes Jean-Paul II et Benoît XVI. « À ce titre, le Liban mérite le soutien de la communauté internationale – un soutien qui ne saurait se renforcer que par l’instauration d’une paix juste et durable au Proche-Orient », a rappelé le président Sleiman. Quoi qu’il en soit, rois, princes, cheikhs, présidents, chefs de gouvernement, ministres, dignitaires religieux (dont le président du concile pontifical du Vatican pour le dialogue interreligieux) et représentants de plusieurs pays ont pris part à cette réunion sur le « dialogue entre cultures et religions » pour exprimer d’une seule voix le besoin d’établir des relations de tolérance et d’acceptation de l’autre. Qualifiée de moment « tout à fait unique et encourageant » par Ban Ki-moon, cette conférence a été l’occasion de faire appel à la modération religieuse et de mettre fin à la diffamation et aux « stéréotypes », sources de ressentiment et de peur. Cette réunion de haut niveau a été aussi l’occasion de rappeler l’importance de trouver une « solution équitable » au conflit du Moyen-Orient. Ce thème a été exprimé avec force et fermeté dans la déclaration du président israélien, Shimon Peres. À l’occasion de la présence des chefs d’État et de gouvernement à New York, un dîner a été donné la veille par le secrétaire général de l’ONU au siège des Nations unies. En tout quatre tables, et au menu : salade frisée, champignons strudel nappés d’une vinaigrette aux truffes, médaillon de filet de veau accompagné de foie gras et champignons sauvages nappé de sauce madère, tarte aux pommes garnie de cannelle et crème anglaise, le tout arrosé d’un Pouilly-Fuissé Patriarche 2004, et d’un Bordeaux Château d’Arcins Haut Médoc 2005. Le président Michel Sleiman a été placé entre le roi saoudien Abdallah et le représentant du Vatican, le cardinal Jean-Louis Tauran, à la table d’honneur de Ban Ki-moon, comprenant notamment le Premier ministre du Qatar, le grand imam d’Égypte, le président du Kazakhstan, l’émir du Koweït, le ministre saoudien des Affaires étrangères et le chef de cabinet de Ban Ki-moon, a raconté à L’Orient-Le Jour une source onusienne. Quant au président israélien Shimon Peres, il s’est retrouvé « à seize pieds plus loin », entre le Premier ministre du Maroc et le ministre des Affaires étrangères d’Oman.
NEW YORK, de notre correspondante aux Nations unies, Sylviane ZEHIL

C’est avec panache que la réunion internationale de haut niveau s’est ouverte hier à l’Assemblée générale de l’ONU sur le thème de la « Culture de la paix », en présence du roi Abdallah d’Arabie saoudite, qui en avait pris l’initiative.
Cette « réunion revêt une grande importance en vue de réaliser les aspirations communes de l’humanité et d’établir des relations de tolérance, d’acceptation mutuelle et de respect des spécificités religieuses et culturelles », a déclaré le président Michel Sleiman à la tribune de l’ONU. Huitième à prendre la parole, juste après la présidente de la Finlande, il a mis l’accent sur « l’intérêt commun dans l’appel au dialogue », du « fait de l’inquiétude suscitée par des...