Le 3 décembre prochain, à Oslo, le nouveau traité international bannissant les bombes à sous-munitions sera ouvert aux signatures. Le Liban, sévèrement touché par les sous-munitions en 2006, a joué un rôle important dans la mise en place de ce traité.
« Les gouvernements du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord doivent signer le nouveau traité international bannissant les bombes à sous-munitions dès que celui-ci sera ouvert aux signatures à Oslo, le 3 décembre prochain », a indiqué hier la Coalition des bombes à sous-munitions. C’est au cours de l’ouverture d’une conférence régionale sur les bombes à sous-munitions, hier, au Crowne Plaza à Beyrouth, que cet appel a été lancé.
« Notre région a trop souvent expérimenté les effets dévastateurs des bombes à sous-munitions, depuis les villes d’Irak jusqu’aux campagnes du Liban-Sud », a observé Ayman Srour, de l’association Protection. M. Srour a ajouté que « les quinze dernières années, aucun État arabe n’a utilisé de bombes à sous-munitions, ce qui est une indication claire qu’ils doivent être capables de les abandonner maintenant ».
La convention sur les bombes à sous-munitions, à part le fait qu’elle interdit l’usage de ces bombes, requiert, d’une part, le nettoyage des bombes à sous-munitions qui polluent le territoire et, d’autre part, l’assistance aux personnes affectées par ces armes. L’initiative diplomatique du processus d’Oslo qui a été à l’origine de la convention a été lancée après l’usage massif par Israël de bombes à sous-munitions au Liban-Sud, en juillet-août 2006, qui a provoqué une urgence humanitaire. Plus de 200 civils ont été victimes de ces bombes et plus de 24 démineurs ont été blessés ou tués, alors que l’activité économique des régions touchées était totalement interrompue. « Comme pour les mines, la meilleure façon de respecter la mémoire de ceux qui ont été tués par les sous-munitions, au Liban et ailleurs, est d’empêcher ces armes d’être utilisées à nouveau », a observé Habbouba Aoun, du Landmine Resource Center. « Pour mieux soutenir les survivants des bombes à sous-munitions, les gouvernements doivent signer cette convention à Oslo le 3 décembre 2008, Journée internationale pour les personnes avec des handicaps », a-t-elle ajouté.
Les 107 États qui ont adopté l’accord en mai 2008 et qui devraient signer la convention incluent Bahreïn, le Liban, le Maroc et le Qatar. Le Liban a joué un rôle influent durant les négociations concernant ce traité. D’autres États de la région ont participé aux réunions du processus d’Oslo qui ont abouti à la création de la convention, mais ils n’ont pas encore fait savoir s’ils signeront le traité le 3 décembre prochain. Ces pays sont l’Algérie, l’Égypte, l’Irak, la Jordanie, le Koweït, la Libye, Oman, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Yémen.
« Tous les États sont invités à signer cette convention à Oslo », a enfin insisté Per Nergaard, de l’association Norwegian People’s Aid.
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« Les gouvernements du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord doivent signer le nouveau traité international bannissant les bombes à sous-munitions dès que celui-ci sera ouvert aux signatures à Oslo, le 3 décembre prochain », a indiqué hier la Coalition des bombes à sous-munitions. C’est au cours de l’ouverture d’une conférence régionale sur les bombes à sous-munitions, hier, au Crowne Plaza à Beyrouth, que cet appel a été lancé.
« Notre région a trop souvent expérimenté les effets dévastateurs des bombes à sous-munitions, depuis les villes d’Irak...