Nominations judiciaires : l’ordre des avocats hausse le ton
le 11 novembre 2008 à 00h00
L’ordre des avocats de Beyrouth s’en est vivement pris hier au Conseil supérieur de la magistrature, lui reprochant de ne pas assumer ses fonctions et lui attribuant la responsabilité de la paralysie du système judiciaire.
À la veille de la réunion que le CSM doit tenir aujourd’hui, en présence du ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, le conseil de l’ordre des avocats a tenu une réunion extraordinaire, sous la présidence du bâtonnier Ramzi Joreige, pour discuter du retard pris dans la publication du train de nominations et de permutations judiciaires.
Dans un communiqué au ton sévère, le conseil de l’ordre s’est dit surpris par ce retard, affirmant être « d’autant plus étonné que le CSM apparaît devant l’opinion publique comme étant lui-même responsable de ce retard, comme si la défense des droits d’une communauté, d’une confession ou d’une orientation politique est devenue, au lieu de l’intégrité, de la compétence, du sérieux, de l’indépendance et de la neutralité, le critère à retenir pour les nominations ».
« C’est ce qui a toujours régi les nominations judiciaires. Cessons de faire l’autruche et de dissimuler une réalité amère connue de tous au sein de la magistrature », poursuit le texte, qui insiste sur le fait que « le CSM ne peut pas se dérober à ses responsabilités, ce qui reviendrait à ne pas œuvrer en vue de la justice que la population attend ». « Dans sa situation actuelle, le CSM peut en finir avec ce dossier, soit à travers une unanimité soit à travers le vote de la majorité », indique-t-il, en soulignant qu’aucune autorité ou instance ne peut se permettre de paralyser ou d’entraver le fonctionnement de la justice.
Le texte insiste en particulier sur la nomination d’un président de l’Inspection judiciaire et juge inadmissible que le pouvoir lie le pourvoi à ce poste à d’autres nominations. « Aucune personne raisonnable ne peut accepter que la justice soit bloquée en attendant un compromis entre les parties politiques au pouvoir », relève-t-il, avant d’appeler le juge Ralph Riachi, qui avait présenté sa démission pour protester contre le retard pris dans les nominations, à revenir aujourd’hui sur sa décision.
L’ordre des avocats de Beyrouth s’en est vivement pris hier au Conseil supérieur de la magistrature, lui reprochant de ne pas assumer ses fonctions et lui attribuant la responsabilité de la paralysie du système judiciaire.
À la veille de la réunion que le CSM doit tenir aujourd’hui, en présence du ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, le conseil de l’ordre des avocats a tenu une réunion extraordinaire, sous la présidence du bâtonnier Ramzi Joreige, pour discuter du retard pris dans la publication du train de nominations et de permutations judiciaires.
Dans un communiqué au ton sévère, le conseil de l’ordre s’est dit surpris par ce retard, affirmant être « d’autant plus étonné que le CSM apparaît devant l’opinion publique comme étant lui-même responsable de ce retard, comme si la défense des droits...
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