Projet d’assurance vieillesse
La CGTL brandit la menace d’une grève générale
le 07 novembre 2008 à 00h00
Le président de la CGTL, Ghassan Ghosn, a appelé hier les autorités à réviser le projet de loi sur l’assurance vieillesse, faute de quoi la centrale syndicale serait contrainte d’appeler à une grève générale. Ghosn s’est d’abord interrogé sur le timing « politique » de la décision abrupte de remettre sur le tapis un dossier typiquement social après des années de tergiversations. Il a également dénoncé l’absence totale de dialogue avec les parties concernées, notamment avec les syndicats, appelant à des concertations tripartites (incluant la centrale syndicale et les organismes économiques) afin de sauvegarder les intérêts des retraités. « Est-ce que les gouvernements successifs depuis 1990 ont demandé l’avis des associations qui représentent la société civile ? » s’est interrogé Ghosn, pointant du doigt le rôle joué par les autorités pour paralyser le Conseil économique et social qui, selon lui, représente par excellence le lieu adéquat à un dialogue social.
Le président de la CGTL s’en est pris ensuite à la teneur du texte du projet, soulignant ses nombreuses lacunes. Il a critiqué à cet égard le passage d’un système de retraite basé sur la solidarité sociale et où l’État est le principal garant, à un système basé sur la capitalisation sans aucun contrôle étatique. Selon Ghosn, le texte du projet de loi ne respecte pas le principe de représentativité tripartite au niveau de la formation du comité d’investissement chargé de gérer les fonds de retraite. De plus, ce comité n’est soumis à la supervision d’aucune autorité de contrôle, a-t-il ajouté. Le président de la CGTL a également critiqué l’absence des modalités de calcul des pensions dans le texte actuel, soulignant que la CGTL avait déjà suggéré à maintes reprises que le montant de la pension soit fixé à 80 % du dernier salaire du retraité.
Parallèlement, le syndicat des employés de la CNSS a également critiqué, dans un communiqué publié hier, le projet actuel, dénonçant son aspect financier basé sur la capitalisation et le reniement du principe d’État providence.
En revanche, le président de la Confédération générale des syndicats des travailleurs libanais, Maroun el-Khaouli, a mis l’accent sur l’importance du projet, malgré ses failles.
Le président de la CGTL, Ghassan Ghosn, a appelé hier les autorités à réviser le projet de loi sur l’assurance vieillesse, faute de quoi la centrale syndicale serait contrainte d’appeler à une grève générale. Ghosn s’est d’abord interrogé sur le timing « politique » de la décision abrupte de remettre sur le tapis un dossier typiquement social après des années de tergiversations. Il a également dénoncé l’absence totale de dialogue avec les parties concernées, notamment avec les syndicats, appelant à des concertations tripartites (incluant la centrale syndicale et les organismes économiques) afin de sauvegarder les intérêts des retraités. « Est-ce que les gouvernements successifs depuis 1990 ont demandé l’avis des associations qui représentent la société civile ? » s’est interrogé Ghosn,...
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