Diplomatie
L’Égypte se dit prête à accueillir toutes les parties libanaises
le 31 octobre 2008 à 00h00
L’Égypte garde sa porte ouverte devant toutes les parties libanaises, a indiqué hier le Premier ministre égyptien, Ahmad Nazif, à la clôture de la réunion du Haut Comité mixte entre les deux pays.
Interrogé lors d’une conférence de presse commune avec son homologue libanais, Fouad Siniora, sur les informations selon lesquelles les dirigeants du Hezbollah se rendraient prochainement au Caire, M. Nazif s’est abstenu de confirmer ou d’infirmer ces informations de manière directe, se contentant de généralités.
« L’Égypte croit au dialogue. Ce que les Libanais sont parvenus à accomplir est un grand acquis. À mon sens, l’option du dialogue démocratique, dans lequel tous les protagonistes ont droit au chapitre et personne n’est marginalisé, est la meilleure », a déclaré M. Nazif.
« Nous chercherons toujours à maintenir ce dialogue et Le Caire gardera sa porte ouverte devant toutes les communautés tant que l’objectif est le même, à savoir préserver l’intérêt du Liban, sa stabilité son arabité et son unité », a-t-il ajouté.
À la question de savoir si la récente visite au Caire du chef des Forces libanaises, Samir Geagea, avait pour but de demander une aide militaire à l’Égypte, M. Siniora a répondu : « Tout d’abord, les demandes d’aide militaire viennent du gouvernement libanais et des institutions constitutionnelles. En fait, le Liban discute avec l’Égypte en vue d’une aide pour l’armée libanaise en équipement ou en entraînement. Nous avons reçu des responsables égyptiens une réponse positive pour ce qui est de la fourniture de matériel à l’armée et aux FSI. »
M. Siniora devait par ailleurs se réunir avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa. À l’issue de cette rencontre, les deux hommes ont tenu une conférence de presse conjointe au cours de laquelle le chef du gouvernement a mis l’accent sur les réconciliations en cours au Liban.
À un journaliste qui lui demandait si le raid américain en Syrie pourrait avoir des répercussions négatives sur les rapports entre Beyrouth et Damas, M. Siniora a dit : « Le Liban a été le premier pays arabe à condamner clairement ce comportement. Nous sommes attachés à la souveraineté de chaque pays arabe. Quant à nos rapports avec la Syrie, nous disons toujours que nous sommes soucieux d’établir des liens fondés sur le respect mutuel et l’égalité, tout comme nous sommes soucieux de la sûreté de la frontière libano-syrienne. »
« Établir un lien entre le raid contre la Syrie et nos relations avec ce pays est déplacé », a-t-il ajouté, réaffirmant la nécessité d’un tracé de la frontière entre les deux pays.
Interrogé sur le sort des quatre généraux soupçonnés de participation à l’attentat contre Rafic Hariri et emprisonnés au Liban, M. Siniora a dit que cette affaire est « du ressort du procureur international ». « Nous ne nous mêlons pas de cette question. Le gouvernement libanais a clairement accordé au tribunal international le droit de statuer sur l’attentat contre Rafic Hariri et les autres crimes commis avant et après. Et tous les détails sont à présent du ressort du procureur international », a-t-il dit.
Enfin, à la question de savoir si les législatives pouvaient être annulées faute de réconciliation interchrétienne, M. Siniora a souligné que les élections étaient « un devoir constitutionnel pour le gouvernement et un droit pour les citoyens » et qu’elles « auront lieu ».
L’Égypte garde sa porte ouverte devant toutes les parties libanaises, a indiqué hier le Premier ministre égyptien, Ahmad Nazif, à la clôture de la réunion du Haut Comité mixte entre les deux pays.
Interrogé lors d’une conférence de presse commune avec son homologue libanais, Fouad Siniora, sur les informations selon lesquelles les dirigeants du Hezbollah se rendraient prochainement au Caire, M. Nazif s’est abstenu de confirmer ou d’infirmer ces informations de manière directe, se contentant de généralités.
« L’Égypte croit au dialogue. Ce que les Libanais sont parvenus à accomplir est un grand acquis. À mon sens, l’option du dialogue démocratique, dans lequel tous les protagonistes ont droit au chapitre et personne n’est marginalisé, est la meilleure », a déclaré M. Nazif.
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