RDCongo
La rébellion respecte la trêve, l’UE étudie une mission militaire
le 31 octobre 2008 à 00h00
Nkunda affirme que les Casques bleus ne pourraient pas « l’empêcher » de prendre Goma.
La rébellion congolaise, qui a pris le dessus sur les troupes de Kinshasa dans l’est de la République démocratique du Congo, a proposé hier de sécuriser les déplacements des civils chassés par les combats.
Goma, capitale de la province du Nord-Kivu et objectif du chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda, était paralysée, avec ses rues vides, les commerces clos et le trafic réduit au minimum, mais la fuite des habitants s’y est arrêtée. Au lendemain du cessez-le-feu décrété par la rébellion, la situation dans cette région où les affrontements ont repris fin août était considérée comme « stable » par la Mission de l’ONU en RDC (Monuc), qui n’a pas été en mesure d’endiguer la violence. En revanche, la situation humanitaire est « catastrophique », selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), tandis que l’Unicef redoute des épidémies. Des dizaines de milliers de déplacés sont pris entre les lignes de feu, aux portes de Goma, et Laurent Nkunda – chef du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) – a proposé à la Monuc « l’ouverture de couloirs humanitaires d’urgence » pour permettre aux déplacés de rentrer chez eux. « Pour l’instant, le cessez-le-feu décidé par le CNDP est respecté par toutes les parties », a indiqué le chef des opérations militaires de la Monuc, le colonel Samba Tall. Nkunda, général déchu de l’armée congolaise, a néanmoins prévenu que les Casques bleus ne pourraient pas « l’empêcher » de prendre Goma.
Face au risque de catastrophe humanitaire, l’Union européenne (UE) a annoncé hier qu’elle étudiait l’envoi d’une mission militaire. Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a évoqué « une assistance aux populations civiles », sous la forme d’un contingent de 400 à 1 500 militaires, qui apporteraient à la Monuc un soutien « technique et humanitaire ». Sans l’exclure, Londres a estimé qu’il était « trop tôt » pour envisager un tel déploiement, et une réunion du comité politique et de sécurité de l’UE est prévue aujourd’hui.
Nkunda affirme que les Casques bleus ne pourraient pas « l’empêcher » de prendre Goma.
La rébellion congolaise, qui a pris le dessus sur les troupes de Kinshasa dans l’est de la République démocratique du Congo, a proposé hier de sécuriser les déplacements des civils chassés par les combats.
Goma, capitale de la province du Nord-Kivu et objectif du chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda, était paralysée, avec ses rues vides, les commerces clos et le trafic réduit au minimum, mais la fuite des habitants s’y est arrêtée. Au lendemain du cessez-le-feu décrété par la rébellion, la situation dans cette région où les affrontements ont repris fin août était considérée comme « stable » par la Mission de l’ONU en RDC (Monuc), qui n’a pas été en mesure d’endiguer la violence. En revanche, la...
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