Rechercher
Rechercher

Actualités

« Où est l’État ? » s’interroge Gemayel

L’ancien président de la République Amine Gemayel a fait part hier de son « étonnement » à la suite d’informations selon lesquelles des éléments armés qui avaient été récemment arrêtés par les forces de l’ordre ont été remis par la suite au Hezbollah. Ce dernier a nié ces faits. « Nous avons pris connaissance d’informations selon lesquelles l’armée libanaise et les FSI avaient arrêté des éléments armés relevant d’un groupe fondamentaliste du Liban-Nord. Ils ont été arrêtés en flagrant délit de port d’armes », a déclaré M. Gemayel. Il faisait référence à des informations de presse faisant état de l’arrestation à Ouzaï de partisans armés du chef fondamentaliste sunnite Fathi Yakan, se rendant dans la banlieue sud pour une session d’entraînement. « Nous nous attendions à ce que ces éléments soient déférés devant la justice. Mais il est apparu que les forces de l’ordre les ont remis au Hezbollah. Cela est étonnant. D’habitude, c’est l’organisation armée qui remet ses éléments à l’État et non le contraire. Nous voulons une réponse à ce propos », a ajouté M. Gemayel. « Nous nous interrogeons sur ce qui se passe chez nous, où finit le rôle des forces de l’ordre légales et où commence celui des autres. Le plus regrettable, c’est que tout cela se produit sous le regard de l’État », a poursuivi l’ancien président, qui s’est également interrogé sur les entraînements organisés par le Hezbollah « non seulement au Liban-Sud, mais aussi dans d’autres régions ». « Cela suscite beaucoup d’inquiétude chez les Libanais, et la grande question qui se pose, c’est : où est l’État ? » a-t-il conclu. Mise au point du Hezbollah Réagissant à ces propos, le Hezbollah a publié un communiqué dans lequel il affirme que les informations sur lesquelles M. Gemayel se fonde sont « incorrectes ». « L’affaire à laquelle Gemayel fait référence concerne un groupe de citoyens à Ouzaï, qui avaient fait l’objet de soupçons il y a plusieurs jours de la part d’un service militaire », indique le communiqué. « Après l’arrestation de ce groupe, il est apparu qu’il n’était pas armé et qu’il n’avait rien commis d’illégal. Les personnes arrêtées ont alors été libérées de façon naturelle et sans qu’elles aient été remises au Hezbollah, comme l’a affirmé l’ancien président », ajoute le texte.
L’ancien président de la République Amine Gemayel a fait part hier de son « étonnement » à la suite d’informations selon lesquelles des éléments armés qui avaient été récemment arrêtés par les forces de l’ordre ont été remis par la suite au Hezbollah. Ce dernier a nié ces faits.
« Nous avons pris connaissance d’informations selon lesquelles l’armée libanaise et les FSI avaient arrêté des éléments armés relevant d’un groupe fondamentaliste du Liban-Nord. Ils ont été arrêtés en flagrant délit de port d’armes », a déclaré M. Gemayel.
Il faisait référence à des informations de presse faisant état de l’arrestation à Ouzaï de partisans armés du chef fondamentaliste sunnite Fathi Yakan, se rendant dans la banlieue sud pour une session d’entraînement.
« Nous nous attendions à ce que...