Salon du livre : lancement
du prix littéraire des lycéens
le 25 octobre 2008 à 00h00
« Lire un livre, c’est un plaisir qui permet de résister au temps et au malheur. Prenez du plaisir. » C’est par ces mots que la jeune Céline, étudiante, a donné le coup d’envoi du premier prix littéraire des lycéens du Liban, hier matin au Salon du livre. Elle y avait participé lorsque ce n’était encore que le prix du Lycée français de Beyrouth, créé en 1995 ; aujourd’hui, grâce aux efforts d’une poignée d’enseignants, cinq lycées de Beyrouth et de ses environs y sont conviés, réunissant plus de deux cents élèves de la troisième à la terminale. La Mission laïque française espère, dans les années à venir, étendre le projet à des lycées dans l’ensemble du pays.
Le principe est simple : d’octobre à avril, les élèves lisent six romans choisis par leurs professeurs et se réunissent régulièrement en petits groupes pour en débattre. Ils participeront tout le long de l’année à des ateliers de lecture et rencontreront peut-être même certains écrivains. Enfin, en mai, ils désigneront un jury qui décernera le prix à leur livre préféré.
Rien n’est obligatoire, les inscriptions se font sur la base du volontariat. Leurs motivations ? Les réponses se bousculent ; beaucoup de ces élèves disent lire un à deux livres par mois, et participer à un prix littéraire ne fait qu’augmenter leur intérêt. « Cela permet de sortir les livres du contexte scolaire, explique Madeleine, 16 ans. Les débats entre nous et les rencontres avec les auteurs rendent la lecture plus stimulante ! » « Les romans sont sélectionnés parce qu’ils sont innovants et agréables à lire, ça donne envie de s’y plonger, ajoute Clara, 15 ans. C’est aussi une question de plaisir. J’aime lire en français ! »
Le français est le dénominateur commun des livres de la sélection ; leurs auteurs sont pourtant italiens, espagnols ou libanais, mais tous « d’expression française ». « C’est un pur hasard, s’enthousiasme Marie Thomas, une des organisatrices. Aucun des écrivains n’est français, et on ne s’en est rendu compte qu’après coup ! »
Le prix littéraire s’inscrit ainsi dans une tradition francophone bien caractéristique du Liban. Que reste-t-il alors de la langue arabe ? « Je ne lis pas de livres en arabe, déclare Salim, 14 ans, amusé par la question. Il n’y a que de grands classiques ennuyeux ou des histoires pour les enfants. » C’est au-delà de la langue que ces élèves apprécient la littérature : ils recherchent la diversité, les histoires palpitantes et agréables à lire – celles-ci affluent du monde entier vers le Liban, en français. La langue arabe gagnerait à s’inspirer de ce dynamisme francophone. « S’il y avait autant de livres accessibles en arabe, conclut Salim, je serais très content de leur remettre un prix ! »
« Lire un livre, c’est un plaisir qui permet de résister au temps et au malheur. Prenez du plaisir. » C’est par ces mots que la jeune Céline, étudiante, a donné le coup d’envoi du premier prix littéraire des lycéens du Liban, hier matin au Salon du livre. Elle y avait participé lorsque ce n’était encore que le prix du Lycée français de Beyrouth, créé en 1995 ; aujourd’hui, grâce aux efforts d’une poignée d’enseignants, cinq lycées de Beyrouth et de ses environs y sont conviés, réunissant plus de deux cents élèves de la troisième à la terminale. La Mission laïque française espère, dans les années à venir, étendre le projet à des lycées dans l’ensemble du pays.
Le principe est simple : d’octobre à avril, les élèves lisent six romans choisis par leurs professeurs et se réunissent...
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