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Actualités - Chronologie

Bordeaux : pas un grand cru, mais cette victoire a du goût

Bordeaux, dos au mur sur la scène européenne, a répondu présent mercredi face aux Roumains de Cluj (1-0) lors de la 3e journée de Ligue des champions, en combinant solidité, pression et maîtrise, arguments que les Girondins avaient du mal à exporter au niveau européen. Les Girondins furent loin d’être emballants. Mais l’essentiel, au terme d’un combat âpre, n’était-il pas d’ouvrir le compteur points après deux revers contre Chelsea (0-4) et Rome (1-3)? Loin de l’orgie lyonnaise face au Steaua Bucarest (5-3), les hommes de Blanc ont cravaché et montré d’autres qualités pour faire trébucher l’équipe surprise du groupe A, qui restait sur une victoire de prestige à Rome (2-1) et un nul fermé contre Chelsea (0-0). En d’autres temps, on aurait accusé les Girondins de se contenter du « service minimum ». Mais la pression du résultat était telle que Chaban-Delmas a préféré oublier la manière pour mieux savourer cette manne porteuse d’espoirs. De la partition girondine, on retiendra ce goût de la progression par le sol, relayant les longues transversales vers le pivot Chamakh, les séquences de conservation (60 % de possession) pour contourner le bloc roumain, une philosophie qui fonctionne en L1 mais encore en rodage sur la scène continentale. « On a su mettre une grosse pression, dans le bon sens, ce que (Cluj) n’avait pas trop connu dans les autres matches. Et on a récupéré les ballons », souligne le défenseur Matthieu Chalmé. Assise défensive Soutenue par une assise défensive redevenue compétitive après plusieurs semaines de tâtonnement, prête au combat, Bordeaux n’en devient que plus performant – au moins jusqu’aux 25 dernières mètres adverses –, surtout avec des techniciens comme Yoann Gourcuff, Fernando ou l’altruiste Chamakh. « Le contenu du match est bon, retient Laurent Blanc. En plus, on ne prend pas de but, ça simplifie quand même beaucoup la vie. » « Rome ne s’est pas fait en un jour », Bordeaux non plus, d’autant que le passage en 4-2-3-1 n’est que récent et pas encore totalement intégré. La finition, cette capacité à faire la différence dans la surface adverse quand l’entonnoir se resserre, reste la principale faille. Encore plus quand on se passe du renard argentin Fernando Cavenaghi, sacrifié pour deux joueurs de côté, malgré sa propension à cadrer, l’autre péché mignon local. Contre Cluj, Bordeaux n’a cadré sa première frappe qu’à la 45e minute, malgré une emprise grandissante, la faute à un manque de lucidité dans la zone de vérité, voire de talent. Pour la quatrième fois cette saison (après Caen, Rome et Toulouse), il s’en est donc remis à Gourcuff, moins souverain qu’à l’accoutumée mais encore une fois précieux et généreux dans l’effort, à l’origine du but inscrit contre son camp par le capitaine de Cluj. Sans ce coup du sort, on ne sait si Bordeaux ne serait pas « fanny » après trois journées, comme Marseille, au style offensif pourtant vanté en L1. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que Bordeaux « est rentré dans sa saison » (Blanc) avec un troisième succès de suite (Lorient, Toulouse, Cluj), qu’il est de retour aux affaires en L1 et de nouveau en piste en C1. Le tout sans être génial.
Bordeaux, dos au mur sur la scène européenne, a répondu présent mercredi face aux Roumains de Cluj (1-0) lors de la 3e journée de Ligue des champions, en combinant solidité, pression et maîtrise, arguments que les Girondins avaient du mal à exporter au niveau européen.
Les Girondins furent loin d’être emballants. Mais l’essentiel, au terme d’un combat âpre, n’était-il pas d’ouvrir le compteur points après deux revers contre Chelsea (0-4) et Rome (1-3)?
Loin de l’orgie lyonnaise face au Steaua Bucarest (5-3), les hommes de Blanc ont cravaché et montré d’autres qualités pour faire trébucher l’équipe surprise du groupe A, qui restait sur une victoire de prestige à Rome (2-1) et un nul fermé contre Chelsea (0-0).
En d’autres temps, on aurait accusé les Girondins de se contenter du « service...