Kouefati, une des grandes sociétés de l’industrie de l’habillement en Syrie, a fait faillite, ses propriétaires ayant fui le pays. Des nouvelles portant sur sa banqueroute avaient déjà commencé à circuler au début de la semaine dernière, après que son propriétaire, Camille Kouefati, ses enfants ainsi que leurs proches eurent été portés disparus.
Le montant exact de la dette de la compagnie n’est toujours pas connu, mais, selon la presse locale, il serait d’un milliard de livres syriennes (21 millions de dollars), dont quelque 450 millions dus aux banques locales et régionales. Ce n’est pas la première fois que la ville d’Alep est secouée par des informations faisant état de la faillite de grandes compagnies industrielles. En 2004, la société Deiri, un grand acteur de l’industrie textile, avait été sauvée de l’effondrement in extremis après la conclusion d’un accord entre les propriétaires et les créanciers de la compagnie.
On ignore toujours les raisons du défaut de paiement de la société Kouefati. Cependant, selon le gouverneur d’Alep, Tamer al-Hijja, la compagnie faisait face à un problème de liquidités depuis plusieurs mois. Il a indiqué que la loi n° 8 datant de 1994 sera appliquée pour régler le problème de la banqueroute de Kouefati. Cette loi avait été votée au début des années 90 pour régler les litiges liés à l’activité des usuriers, à l’époque où l’accès au crédit en Syrie était difficile. Plusieurs emprunteurs fuyaient en effet le pays, emportant avec eux toutes les sommes et laissant des usuriers en faillite.
Al-Hijja a cependant démenti que l’effondrement de Kouefati soit lié à la crise financière internationale. On estime que plusieurs grands investisseurs syriens, dont la majorité placent leur argent à l’étranger, ont subi d’importantes pertes à la suite du krach des Bourses mondiales. La famille Kouefati serait à l’heure actuelle en France ou en Italie, même si aucune information officielle ne le confirme. La société qu’elle détient fabrique des vêtements, notamment des jeans et des habits pour enfants sous les labels français Alphabet et Absorba. Selon les informations disponibles sur son site Internet, la société emploie 1 400 personnes et écoule sa marchandise dans près de 300 boutiques en Syrie et dans la région.
En coopération avec : The Syria report
editor@syria-report.com
Kouefati, une des grandes sociétés de l’industrie de l’habillement en Syrie, a fait faillite, ses propriétaires ayant fui le pays. Des nouvelles portant sur sa banqueroute avaient déjà commencé à circuler au début de la semaine dernière, après que son propriétaire, Camille Kouefati, ses enfants ainsi que leurs proches eurent été portés disparus.
Le montant exact de la dette de la compagnie n’est toujours pas connu, mais, selon la presse locale, il serait d’un milliard de livres syriennes (21 millions de dollars), dont quelque 450 millions dus aux banques locales et régionales. Ce n’est pas la première fois que la ville d’Alep est secouée par des informations faisant état de la faillite de grandes compagnies industrielles. En 2004, la société Deiri, un grand acteur de l’industrie textile, avait été...
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