Le capitaine de l’équipe d’Allemagne, Michael Ballack, a accusé l’entraîneur Joachim Löw de manquer de « respect et de loyauté » vis-à-vis des joueurs, hier dans la presse allemande.
« Le moins que l’on puisse attendre en tant que joueur méritant de l’équipe nationale c’est du respect et de la loyauté », a affirmé Ballack au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, prenant parti pour son collègue Torsten Frings qui songe à quitter la sélection nationale, estimant avoir été humilié par Löw.
« Quand on ne veut plus quelqu’un, on devrait en parler franchement », a ajouté le milieu international allemand de Chelsea (1re div. anglaise) à l’adresse de Joachim Löw.
Il a déploré que « des joueurs-clés confirmés comme Torsten Frings, Miroslav Klose et moi-même sont remis en cause et attaqués publiquement ».
Le milieu de terrain du Werder Brême, Frings, 31 ans et 78 sélections, a mal digéré la décision de Joachim Löw de le laisser sur le banc des remplaçants pour deux récents matches de l’Allemagne, face à la Russie et au pays de Galles.
« Peut-être que Torsten n’est pas au mieux de sa forme actuellement, mais il joue toujours à un très haut niveau », estime Ballack, 32 ans, qui trouverait « dommage qu’il démissionne parce qu’il croit qu’on n’a plus besoin de lui ».
« Je veux devenir champion du monde avec cette équipe et c’est possible », a-t-il déclaré tout en se disant « surpris » que Joachim Löw ne lui ait pas demandé de ses nouvelles après son opération aux deux pieds vendredi.
« Cela me surprend parce que cela a toujours été différent par le passé », a-t-il lancé.
Le sélectionneur allemand s’est dit de son côté « totalement surpris » et « déçu » par les critiques de Ballack. « Il est clair que je vais en parler avec lui. Après, on verra », a-t-il dit au quotidien Bild. Löw, 48 ans, a assuré traiter « tous les joueurs nationaux avec le respect nécessaire ». « La performance et le succès de la Mannschaft doivent être prioritaires sans pour autant ignorer une approche juste et franche avec les joueurs », a-t-il réagi. Au sujet de Torsten Frings, Löw a affirmé : « Ce n’est pas que je ne veux plus de lui, il est important comme avant, mais tous les joueurs doivent se soumettre au principe de performance. »
Il a assuré dans Bild avoir appelé le médecin de Ballack après son opération aux deux pieds et qu’il avait prévu de téléphoner au joueur dans les prochains jours.
La Fédération allemande de football (DFB) a pour sa part vivement condamné les attaques de Ballack à l’encontre de l’entraîneur allemand.
« Je suis déçu par le style de Michael Ballack qui a provoqué une situation compliquée », a dit le président de la DFB Theo Zwanziger, estimant que « de tels commentaires sont déplacés », après une conférence téléphonique mercredi avec Joachim Löw et le manageur général de la sélection allemande Oliver Bierhoff. Le vice-président de la DFB, Franz Beckenbauer, a été encore plus virulent : « Je trouve qu’on parle trop dans l’équipe nationale », où « parfois les sensibilités me semblent un peu trop fortes ». « C’est incroyablement moche comme c’est devenu un tas de chochottes. Elles devraient se taire », a-t-il dit.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le capitaine de l’équipe d’Allemagne, Michael Ballack, a accusé l’entraîneur Joachim Löw de manquer de « respect et de loyauté » vis-à-vis des joueurs, hier dans la presse allemande.
« Le moins que l’on puisse attendre en tant que joueur méritant de l’équipe nationale c’est du respect et de la loyauté », a affirmé Ballack au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, prenant parti pour son collègue Torsten Frings qui songe à quitter la sélection nationale, estimant avoir été humilié par Löw.
« Quand on ne veut plus quelqu’un, on devrait en parler franchement », a ajouté le milieu international allemand de Chelsea (1re div. anglaise) à l’adresse de Joachim Löw.
Il a déploré que « des joueurs-clés confirmés comme Torsten Frings, Miroslav Klose et moi-même sont remis en cause et attaqués...