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Social Le décret de hausse des salaires publié au « Journal officiel » Mahmoud HARB

Certains patrons ne respecteront pas la décision du gouvernement, prévient le président du RDCL Cinq mois après la décision prise dans ce sens par le premier gouvernement Siniora, les décrets stipulant la hausse du salaire minimum et des salaires du privé de 200 000 livres ainsi que le réajustement des indemnités de transport ont été publiés hier dans le Journal officiel. Néanmoins, cette mesure, désormais assortie d’une force exécutoire, ne satisfait guère les syndicats et les organisations patronales. En vertu du décret en question, le salaire minimum sera relevé de 200 000 livres pour être désormais fixé à 500 000 livres, à compter du 1er mai 2008. Les salaires des employés du privé sont augmentés du même montant, avec un effet rétroactif de 6 mois. Toute hausse salariale accordée à l’intégralité des employés d’une entreprise au cours des trois dernières années est toutefois déductible du montant de la hausse. Un second décret, également publié hier dans le Journal officiel, stipule de son côté l’augmentation des indemnités de transport à 8 000 livres par jour. Cette décision prendra effet à compter du 1er novembre prochain. Interrogé par L’Orient-Le Jour, le président de la Confédération générale du travail (CGTL), Ghassan Ghosn, a estimé que la hausse salariale décidée par le gouvernement « demeure insuffisante ». « Rien qu’en 2007, les salariés ont perdu 15 % de leur pouvoir d’achat. Vu que les salaires n’ont pas été réajustés depuis 1996, les 200 000 livres accordées ne sont pas suffisantes pour compenser l’érosion continuelle du pouvoir d’achat. Nous continuerons à réclamer un réajustement équitable des salaires, même si la crise du capitalisme mondial devrait générer une baisse des prix à la consommation », a-t-il ajouté. De son côté, le président du Rassemblement des dirigeants et chefs d’entreprise (RDCL), Camille Ménassa, a indiqué à L’Orient-Le Jour que les patrons contestent la décision du gouvernement « qui déroge aux principes du libéralisme économique ». « Il n’appartient pas à l’État de fixer les salaires des employés du privé. Il doit se contenter de définir le salaire minimum. Les salaires doivent être librement fixés par l’employeur et le salarié », a-t-il poursuivi. Pour le président du RDCL, « il est absurde d’augmenter, d’un montant identique, les salaires faibles et les salaires élevés ». « Nous nous opposons également à l’intégration des indemnités de transport au salaire de base car cela équivaut à une hausse des cotisations patronales à la CNSS », a-t-il indiqué. Selon Camille Ménassa, « certains patrons n’appliqueront pas le décret et l’ignoreront ». « Un recours en annulation devrait être présenté devant le Conseil d’État », a-t-il enfin souligné. Rappelons en outre qu’une augmentation salariale identique a été attribuée aux fonctionnaires du secteur public. L’entrée en vigueur effective de cette mesure requiert le vote d’une loi par le Parlement, puisqu’il s’agit pour le Trésor de débloquer des fonds supplémentaires. Bien que la Chambre ne s’est toujours pas prononcée sur la question, l’État a amorcé le paiement des 200 000 livres supplémentaires à ses fonctionnaires, à titre d’avance sur le salaire.
Certains patrons ne respecteront pas la décision
du gouvernement, prévient le président du RDCL
Cinq mois après la décision prise dans ce sens par le premier gouvernement Siniora, les décrets stipulant la hausse du salaire minimum et des salaires du privé de 200 000 livres ainsi que le réajustement des indemnités de transport ont été publiés hier dans le Journal officiel. Néanmoins, cette mesure, désormais assortie d’une force exécutoire, ne satisfait guère les syndicats et les organisations patronales.
En vertu du décret en question, le salaire minimum sera relevé de 200 000 livres pour être désormais fixé à 500 000 livres, à compter du 1er mai 2008. Les salaires des employés du privé sont augmentés du même montant, avec un effet rétroactif de 6 mois. Toute hausse salariale accordée à...