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Droits de l’homme Gemayel dénonce « un génocide non déclaré » contre les chrétiens d’Irak

L’ancien chef de l’État Amine Gemayel a alerté hier l’opinion sur le sort des chrétiens d’Irak, victimes selon lui d’un « génocide non déclaré ». « Des appels au secours en provenance des chrétiens d’Irak nous sont parvenus. En tant que Libanais, nous ne pouvons pas nous contenter de rester les bras croisés face à leur tragédie », a déclaré M. Gemayel lors d’une conférence de presse à Bickfaya. « L’oppression subie par les chrétiens d’Irak fait partie d’un plan pour les forcer à l’exode équivalent à celui mis en œuvre par Israël pour déplacer les Palestiniens », a-t-il lancé. « Ce que subissent ces chrétiens pacifiques ressemble à un génocide non déclaré », a ajouté M. Gemayel, indiquant que près de 2 000 familles chrétiennes ont été contraintes en deux jours de quitter la ville de Mossoul et ses banlieues pour se réfugier dans la plaine de Ninive. Soulignant que cette « campagne de nettoyage ethnique contre les chrétiens survient alors que la situation s’améliore en Irak et que les autorités irakiennes renforcent progressivement leur pouvoir », il a déploré que cette tragédie se produise « devant les yeux du nouveau régime irakien et des forces américaines ». « Le plus regrettable, a-t-il dit, c’est de voir le monde entier, en particulier les États-Unis et l’Europe, qui s’était mobilisé pour défendre les musulmans du Kosovo, les Kurdes d’Irak et le peuple du Darfour, et fermé les yeux face à l’occupation turque d’une partie de Chypre, ne pas bouger le petit doigt pour défendre ce qui reste de chrétiens en Irak. » Un complot Et de poursuivre : « En tant que chrétiens libanais, notre révolte face à cette tragédie répond à quatre motivations : d’abord, il s’agit d’un crime contre l’humanité. Deuxièmement, ce qui se passe est un complot visant à vider le Moyen-Orient de toute présence chrétienne et d’imposer une couleur religieuse unique, ce qui est contraire aux préceptes les plus élémentaires de l’islam. Troisièmement, l’effondrement des chrétiens en Irak ne pourrait que se répercuter sur la présence chrétienne dans le monde arabe et démentir la tradition qui veut que l’Orient soit la terre de coexistence entre les régions. Enfin, quatrièmement, tout mouvement d’oppression exercé contre des chrétiens dans un État arabe a pour effet d’ébranler la coexistence entre les Libanais, déjà suffisamment secouée de l’intérieur. » « Les Kataëb, boucliers de la présence chrétienne au Liban et en Orient, proclament leur solidarité morale et effective avec les chrétiens d’Irak. Si le Liban sans ses chrétiens ne serait plus une nation, l’Orient non plus sans ses chrétiens ne serait plus une terre de dialogue entre les religions », a encore dit M. Gemayel. « Le Christ ne doit pas être crucifié deux fois. Nous ne permettrons pas que la chrétienté, qui a fait la gloire et la civilisation de cette région, en disparaisse à jamais », a-t-il lancé. « Ce qui se passe en Irak est suffisant pour nous inciter, nous chrétiens libanais, à nous solidariser ensemble, nous unir, et nous élever au-dessus des intérêts particuliers. Nous devons prendre conscience que l’essence du conflit au Liban et en Orient porte sur la présence libre et sûre. Ce qui se passe en Irak nous enseigne que les chefs chrétiens au Liban n’ont pas le droit de se divertir en des querelles secondaires lorsque l’essentiel est en péril », a-t-il souligné. Appelant le gouvernement irakien, l’armée américaine, la Ligue arabe et le Conseil de sécurité de l’ONU à agir, M. Gemayel a également proposé que les instances religieuses libanaises forment une délégation commune pour se rendre en Irak et s’informer de la situation des chrétiens. « Le rôle du Liban est de protéger toute minorité soumise à l’oppression », a-t-il dit. Il a également pressé l’État libanais à réserver un bon traitement aux Irakiens qui se réfugient au Liban, précisant que des centaines de familles chrétiennes irakiennes sont arrivées au Liban et se sont installées dans diverses régions, en particulier sur le littoral du Metn.
L’ancien chef de l’État Amine Gemayel a alerté hier l’opinion sur le sort des chrétiens d’Irak, victimes selon lui d’un « génocide non déclaré ».
« Des appels au secours en provenance des chrétiens d’Irak nous sont parvenus. En tant que Libanais, nous ne pouvons pas nous contenter de rester les bras croisés face à leur tragédie », a déclaré M. Gemayel lors d’une conférence de presse à Bickfaya.
« L’oppression subie par les chrétiens d’Irak fait partie d’un plan pour les forcer à l’exode équivalent à celui mis en œuvre par Israël pour déplacer les Palestiniens », a-t-il lancé.
« Ce que subissent ces chrétiens pacifiques ressemble à un génocide non déclaré », a ajouté M. Gemayel, indiquant que près de 2 000 familles chrétiennes ont été contraintes en deux jours de...