Beaucoup de personnalités se sont félicitées de la décision d’établissement de relations diplomatiques entre le Liban et la Syrie, mais Joumblatt conseille à Assad d’ajourner une éventuelle visite au Liban.
L’établissement de relations diplomatiques formelles entre le Liban et la Syrie a continué d’être commenté par la communauté politique au Liban et à l’étranger.
Pour M. Walid Joumblatt, qui s’est entretenu de cette question avec le chef du Courant du futur, Saad Hariri, hier soir, la décision « est une victoire éclatante pour les forces du 14 Mars et le Liban ».
Le chef druze a demandé par ailleurs, comme l’ont fait beaucoup de députés et de personnalités de la majorité tels Samir Geagea et Boutros Harb, que l’établissement de relations diplomatiques soit « complété » par d’autres mesures d’assainissement des rapports syro-libanais, comme la démarcation des frontières entre les deux pays, en particulier dans la région de Chebaa.
Au sujet d’une éventuelle visite officielle du président Bachar el-Assad au Liban, M. Joumblatt a souhaité qu’elle soit ajournée, pour ne pas embarrasser M. Hariri, en attendant les conclusions de la commission d’enquête internationale chargée d’identifier les assassins de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri (14 février 2005).
Tout en saluant la décision, qu’il considère lui aussi comme une victoire de son courant politique, le ministre d’État Waël Bou Faour a affirmé : « Théoriquement, ce qui se passe est positif, à condition que la décision s’accompagne, de la part de Damas, d’une véritable conviction de la légitimité de l’indépendance et de la souveraineté du Liban. »
Se basant sur le ton adopté par le ministre syrien des AE, Walid Moallem, et les conditions qu’il semblait poser à la manière dont l’État libanais devrait se conduire à l’égard d’un ambassadeur syrien, M. Bou Faour a affirmé qu’il « n’avait pas l’impression que la Syrie avait l’intention de traiter avec le Liban sur un pied d’égalité ».
Il a donc demandé que les activités de l’ambassade de Syrie au Liban soient « contrôlées ». « Il faut tirer les leçons du passé (…). Sans doute serait-il de bonne politique de contrôler les activités de toutes les chancelleries, mais je ne crois pas que toutes les ambassades disposaient, comme la Syrie, de services de renseignements qui s’ingéraient dans les affaires du Liban, formaient des listes électorales et avaient leur mot à dire dans les moindres nominations administratives », a affirmé M. Bou Faour.
Nombre de personnalités ont par ailleurs soulevé la question du sort qui devrait être réservé au comité supérieur libano-
syrien. Pour le ministre de l’Intérieur, Ziyad Baroud, cette question doit être examinée « dans les cercles institutionnels concernés ».
Le Conseil supérieur grec-catholique, réuni en l’absence du patriarche Grégoire III, qui se trouve à Rome, a salué l’établissement de relations diplomatiques.
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L’établissement de relations diplomatiques formelles entre le Liban et la Syrie a continué d’être commenté par la communauté politique au Liban et à l’étranger.
Pour M. Walid Joumblatt, qui s’est entretenu de cette question avec le chef du Courant du futur, Saad Hariri, hier soir, la décision « est une victoire éclatante pour les forces du 14 Mars et le Liban ».
Le chef druze a demandé par ailleurs, comme l’ont fait beaucoup de députés et de personnalités de la majorité tels Samir Geagea et Boutros Harb, que l’établissement de relations diplomatiques soit « complété » par d’autres...