Azerbaïdjan
Ilham Aliev reconduit lors
d’une présidentielle
sans surprise
le 16 octobre 2008 à 00h00
Le président sortant de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, 46 ans, qui avait succédé en 2003 à son père Heydar, a rassemblé 80,5 % des suffrages, ressort-il de l’enquête réalisée par l’institut azerbaïdjanais Rey, à la sortie des bureaux de vote. Six autres candidats étaient en lice, tous plus ou moins loyaux au régime en place, les principales formations d’opposition ayant boycotté le scrutin, une première depuis l’indépendance en 1991. D’après l’enquête de l’institut Rey, l’opposant modéré Gulamhussein Alibayli arriverait en deuxième position avec 5,4 % des voix.
La victoire du président sortant étant acquise, la principale question qui se pose est de savoir comment Ilham Aliev, courtisé par Washington et Moscou, manœuvrera pour réaliser son désir de recouvrer la province séparatiste du Nagorny-Karabakh, sous contrôle arménien. Le président azerbaïdjanais a ainsi promis de renforcer l’isolement de l’Arménie, principal allié de la Russie dans le Caucase, tant qu’elle ne renoncera pas à l’« occupation » du Karabakh. Russes et Américains se disputent les faveurs de l’Azerbaïdjan qui regorge d’hydrocarbures, et la lutte d’influence s’y est intensifiée depuis la guerre d’août en Géorgie voisine. Washington a multiplié récemment ses gestes de soutien à Ilham Aliev avec une série de visites de hauts responsables, dont le vice-président Dick Cheney en septembre. Moscou, qui concurrence l’Occident pour l’accès aux ressources azerbaïdjanaises, souhaite aussi intensifier la coopération énergétique avec Bakou et lui a proposé en juin l’achat d’importants volumes de gaz « aux prix du marché ».
Le chef de l’administration présidentielle, Ramiz Mehtiev, a déclaré hier aux journalistes que ce scrutin constituait un « évènement » historique, « une élection réellement démocratique, ouverte et transparente ». Aucune présidentielle n’a été reconnue comme libre en Azerbaïdjan par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), dont les 400 observateurs doivent rendre leur verdict à l’occasion d’une conférence de presse aujourd’hui à Bakou. Isa Gambar, candidat malheureux contre Ilham Aliev en 2003, a dénoncé quant à lui « une farce ». « C’est une imitation d’élection. (...) Tous ceux qui soutiennent la démocratie en Azerbaïdjan boycottent l’élection », a-t-il déclaré à l’AFP.
Dopé par les pétrodollars, l’Azerbaïdjan a une croissance vertigineuse (26,4 % en 2007) et a été récemment salué par la Banque mondiale comme l’économie se réformant le plus rapidement au monde. La corruption noircit le tableau. Transparency International a classé l’Azerbaïdjan en 2008 à la 158e place sur 180 pays dans un classement allant du moins corrompu au plus corrompu.
Le président sortant de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, 46 ans, qui avait succédé en 2003 à son père Heydar, a rassemblé 80,5 % des suffrages, ressort-il de l’enquête réalisée par l’institut azerbaïdjanais Rey, à la sortie des bureaux de vote. Six autres candidats étaient en lice, tous plus ou moins loyaux au régime en place, les principales formations d’opposition ayant boycotté le scrutin, une première depuis l’indépendance en 1991. D’après l’enquête de l’institut Rey, l’opposant modéré Gulamhussein Alibayli arriverait en deuxième position avec 5,4 % des voix.
La victoire du président sortant étant acquise, la principale question qui se pose est de savoir comment Ilham Aliev, courtisé par Washington et Moscou, manœuvrera pour réaliser son désir de recouvrer la province séparatiste du...
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