Rechercher
Rechercher

Actualités

Sécurité Attentats de Tripoli : démantèlement d’une cellule de Fateh el-Islam

Fait rare dans l’histoire des attentats meurtriers qui endeuillent le pays depuis plus de trois ans, un réseau terroriste relevant du groupuscule Fateh el-Islam a été démantelé hier à l’aube lorsqu’une force conjointe de l’armée libanaise et des Forces de sécurité intérieure a arrêté quatre membres d’une cellule « terroriste » responsable des récents attentats meurtriers à Tripoli. Dans un communiqué, la direction de l’orientation de l’armée libanaise a indiqué qu’« une force conjointe regroupant des unités de l’armée et des FSI a réussi à arrêter des membres appartenant à une cellule terroriste impliquée dans les récents attentats de Tripoli. Les forces de l’ordre ont saisi sur les lieux de l’arrestation une ceinture d’explosifs que les terroristes projetaient d’utiliser dans le cadre d’une nouvelle opération. La force conjointe est toujours à la recherche du dénommé Abdel Ghani Ali Jawhar, l’un des leaders de la cellule ». Le texte précise en outre que les « personnes arrêtées ont été interrogées par les autorités judiciaires compétentes », soulignant que « l’armée publiera davantage de détails par la suite ». Un responsable de l’armée a indiqué, en effet, en milieu de soirée que les quatre individus avaient été « arrêtés près du camp de réfugiés palestiniens de Beddaoui », dans le nord du pays. De leur côté, des sources au sein des services de sécurité libanais et des responsables palestiniens ont indiqué qu’un père et ses trois fils avaient été arrêtés. Le père, Mahmoud Azzam, 80 ans, a été relâché après avoir été interrogé. Le père et ses trois fils, dont l’un était « arrivé du Danemark la veille de son arrestation », l’autre d’Algérie et le troisième travaillait au Liban, habitaient le camp de Beddaoui après avoir fui les combats qui s’étaient déroulés en 2007 dans le camp de réfugiés palestiniens voisin de Nahr el-Bared, selon les mêmes sources. Un quatrième frère, Jihad, avait été tué durant ces combats, qui avaient opposé pendant plus de trois mois l’armée libanaise au mouvement islamiste Fateh el-Islam. Les affrontements avaient fait plus de 400 morts, dont 168 soldats libanais. Interrogée par L’Orient-Le Jour, une source autorisée au sein des FSI a affirmé que les membres arrêtés sont affiliés au groupuscule Fateh el-Islam qui avait déclenché en mai 2007 la guerre contre l’armée libanaise à Nahr el-Bared. L’appartenance de cette cellule à Fateh el-Islam a également été confirmée par une source militaire informée. Rappelons qu’une vingtaine de membres importants de ce groupuscule, qui avaient fui le camp de Nahr el-Bared au cours des affrontements, sont, depuis, toujours en liberté. On apprenait également que le dénommé Abdel Ghani Ali Jawhar est originaire du Akkar. Les quatre membres arrêtés sont de nationalités libanaise et palestinienne. Cette cellule est responsable des deux attentats à Tripoli et de celui de Abdeh, qui ont visé l’armée libanaise, précise la source qui indique que ce réseau terroriste serait également à l’origine des explosions quasi quotidiennes dans la capitale du Nord. Le 29 septembre, un attentat à la voiture piégée à l’entrée de Tripoli avait fait sept morts, quatre soldats et trois civils. Un précédent attentat, perpétré à la mi-août, avait tué 14 personnes, dont neuf soldats et un enfant. Mesures drastiques à Beddaoui Par ailleurs, les factions palestiniennes ont pris une série de mesures préventives pour renforcer la sécurité, empêcher l’infiltration de « hors-la-loi » et l’irruption de violences dans le camp de Beddaoui, a déclaré un responsable palestinien. « À la suite de rumeurs sur la présence de “hors-la-loi” à Beddaoui, les factions palestiniennes ont décidé à l’unanimité de renforcer les mesures de sécurité », a déclaré ce responsable sous le couvert de l’anonymat. Ces mesures consistent en « un recensement global des résidents du camp ». « Toute personne autre (...) doit remplir un formulaire contenant des données personnelles ainsi que les motifs et la durée de sa présence. Quant aux propriétaires, ils s’engageront par écrit à nous notifier de la présence de tout locataire, même s’il est palestinien », a-t-il précisé. Selon la même source, ces décisions ont été prises afin d’empêcher une répétition à Beddaoui « des événements survenus dans le camp de Aïn el-Héloué ». Depuis des mois, le camp de Aïn el-Héloué est le théâtre d’affrontements fréquents entre le Fateh et Jund el-Cham. Le responsable palestinien a par ailleurs signalé que les factions avaient « informé les responsables des forces de sécurité libanaises dans le nord du pays des mesures prises à Beddaoui ». « Nous ne permettrons à personne de transformer le camp en un lieu menaçant la sécurité du Liban », a-t-il insisté, soulignant « qu’aucune personne » n’avait été « arrêtée ou soupçonnée jusqu’à présent ». « Il s’agit simplement de mesures préventives », a-t-il dit. Selon l’Unrwa, le camp de Beddaoui compte plus de 16 000 réfugiés.
Fait rare dans l’histoire des attentats meurtriers qui endeuillent le pays depuis plus de trois ans, un réseau terroriste relevant du groupuscule Fateh el-Islam a été démantelé hier à l’aube lorsqu’une force conjointe de l’armée libanaise et des Forces de sécurité intérieure a arrêté quatre membres d’une cellule « terroriste » responsable des récents attentats meurtriers à Tripoli.
Dans un communiqué, la direction de l’orientation de l’armée libanaise a indiqué qu’« une force conjointe regroupant des unités de l’armée et des FSI a réussi à arrêter des membres appartenant à une cellule terroriste impliquée dans les récents attentats de Tripoli. Les forces de l’ordre ont saisi sur les lieux de l’arrestation une ceinture d’explosifs que les terroristes projetaient d’utiliser dans le...