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Actualités - Chronologie

Déploiement syrien Frontière : la majorité réclame des « éclaircissements » à Damas

Les milieux du 14 Mars continuent d’exprimer leur mécontentement à l’égard des concentrations de troupes syriennes à la frontière du Liban-Nord, qui seront aujourd’hui à l’ordre du jour du Conseil des ministres qui se tiendra à 18h. À la veille de la réunion, le Premier ministre, Fouad Siniora, s’est rendu auprès du président Michel Sleiman pour passer en revue avec lui les sujets qui seront abordés ce soir. Pressé de questions par les journalistes, M. Siniora n’a pas voulu commenter la présence militaire syrienne près de la frontière avec le Liban, tout en jugeant « absolument impossible » l’entrée des troupes syriennes au Liban. Il a mis en garde, en réponse à une question, contre de « nombreuses exagérations » concernant la situation dans les camps palestiniens, soulignant que « certains essaient de mettre de l’huile sur le feu ». Après avoir souligné la poursuite des efforts pour consolider le calme dans le pays, M. Siniora a répondu par la négative à une réponse relative à d’éventuelles nominations, demain en Conseil des ministres. Il a indiqué avoir discuté avec le chef de l’État de la formation du Conseil constitutionnel, soulignant qu’un projet de loi à ce sujet a été établi par le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, et sera distribué aux ministres. Le texte, a-t-il ajouté, a été adopté par certains députés et devra en tout cas être examiné par le Parlement, en même temps qu’une autre proposition de loi. Entre-temps, interrogé hier par la presse sur les informations selon lesquelles certains ministres se proposent de réclamer en Conseil des ministres des explications et une prise de position officielle au sujet du déploiement syrien, le ministre d’État Waël Bou Faour a déclaré : « Il n’y a aucune mise en cause de ce qu’accomplit le président de la République. Nous savons que dans chaque démarche qu’il entreprend, les composantes de l’indépendance sont totalement préservées. Cependant, c’est le régime syrien qui a donné des indications contradictoires. » « Tout d’abord, a rappelé M. Bou Faour, qui s’exprimait à l’issue d’un entretien au Grand Sérail avec le chef du gouvernement, Fouad Siniora, il a été dit que les mesures militaires ont été prises parce que le Liban-Nord constitue un danger pour la sécurité syrienne. Puis il y a eu des déclarations en provenance de Syrie disant que la concentration des troupes va dans le sens de l’application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. » « Nous voulons savoir ce qui se passe, d’autant qu’il s’agit d’une action prise à la frontière libano-syrienne », a-t-il dit. Selon lui, « ce n’est pas le président qui est appelé à fournir ces éclaircissements. C’est à la partie syrienne qu’il revient de donner des explications sur ce qui se passe au président, à l’opinion publique libanaise, à la classe politique, à nous tous ». Mais, lui a-t-on fait remarquer, le chef de l’État est censé avoir la réponse puisqu’il avait contacté le président syrien Bachar el-Assad et s’était entretenu avec lui à ce sujet. « Oui, a dit le ministre, mais les explications données publiquement sont contradictoires jusqu’à une certaine mesure. » À la question de savoir ce qui inquiète la majorité, il a dit : « Nous n’avons aucune inquiétude. Si certains souhaitent imaginer des scénarios de retour militaire ou non militaire syrien au Liban, ils devraient savoir que le Liban est aujourd’hui protégé par sa décision intérieure, son unité et le soutien de tous les Arabes. » De son côté, le vice-président de la Chambre, Farid Makari, a estimé, dans une interview à la revue al-Afkar, que les concentrations de troupes syriennes à la frontière n’avaient « rien à voir avec la lutte contre la contrebande » et qu’il s’agirait plutôt d’une « tentative syrienne de persuader l’Occident de la nécessité d’un rôle pour la Syrie au Liban ». Pour sa part, l’ancien député Ghattas Khoury a souligné sur la LBC qu’il n’existait pas de réelle menace de franchissement de la frontière par les troupes syriennes. Selon lui, la décision d’entrer au Liban ne peut en effet être prise seulement à Damas. De l’autre côté de l’échiquier politique, le comité de suivi des « partis et courants nationaux » regroupant les formations prosyriennes a publié un communiqué dans lequel il se dit « étonné de voir certaines parties (du 14 Mars) susciter un climat d’inquiétude chez les Libanais au sujet d’une reprise de l’intervention militaire syrienne au Liban ». Selon ces formations, « la décision de la Syrie de maîtriser la frontière avec le Liban est dans l’intérêt national et panarabe et constituait l’une des doléances de ces mêmes parties (14 Mars). Que s’est-il donc passé pour qu’elles changent ainsi d’attitude ? ». 
Les milieux du 14 Mars continuent d’exprimer leur mécontentement à l’égard des concentrations de troupes syriennes à la frontière du Liban-Nord, qui seront aujourd’hui à l’ordre du jour du Conseil des ministres qui se tiendra à 18h.
À la veille de la réunion, le Premier ministre, Fouad Siniora, s’est rendu auprès du président Michel Sleiman pour passer en revue avec lui les sujets qui seront abordés ce soir.
Pressé de questions par les journalistes, M. Siniora n’a pas voulu commenter la présence militaire syrienne près de la frontière avec le Liban, tout en jugeant « absolument impossible » l’entrée des troupes syriennes au Liban.
Il a mis en garde, en réponse à une question, contre de « nombreuses exagérations » concernant la situation dans les camps palestiniens, soulignant que « certains...