Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a appelé hier l’ancien ministre Sleimane Frangié à une rencontre au plus vite « pour apaiser la tension dans le Nord » après la rixe sanglante de Bsarma.
« Est-il raisonnable d’attendre plus longtemps, au risque de voir d’autres victimes tomber ? » s’est interrogé Samir Geagea, déplorant la mort de Pierre Ishaac (FL) et Youssef Frangié (Marada), tombés tous les deux à Bsarma.
« Plus cette réunion (avec Sleimane Frangié) tarde à voir le jour, et plus la situation risque de s’aggraver. D’autres incidents malheureux et sanglants pourraient se produire – et personne n’a intérêt à ce que de tels incidents aient lieu », a-t-il indiqué, à l’issue d’un entretien avec le député Jawad Boulos.
« Je m’attendais à ce que cette rencontre ait lieu au début de la semaine », a-t-il dit, évoquant les contacts avec le président de la Ligue maronite, Joseph Torbey. « Nous attendons toujours, malgré les déclarations peu encourageantes que nous entendons », a souligné M. Geagea.
« Il semble que certaines parties politiques et leurs médias n’aient jamais été à Taëf, qu’elles n’y ont jamais cru et qu’elles n’ont jamais œuvré à partir du document d’entente nationale. Il suffit de voir ce qui se dit sur le plateau de leurs médias pour se rendre compte qu’ils sont contre toute réconciliation ou paix civile et qu’ils vivent encore aux temps de la guerre. Ils révisent cet accord à leur convenance, ajoutant et omettant ce qu’ils veulent en fonction de leur convenance. Ils oublient que, plus d’une fois, ils ont exprimé leur attachement à cet accord qui symbolise la fin de la guerre, alors même qu’ils sont encore en état de guerre, les armes en moins. La guerre ne se fait pas qu’avec des armes. Si le parquet pouvait se saisir de cette affaire, on épargnerait beaucoup au pays de ce qui menace la paix civile et excite les sentiments », a affirmé Samir Geagea. « Comment bâtirons-nous un pays si certaines parties politiques et leurs médias insistent à vivre en état de guerre ? » a poursuivi le chef des FL.
Samir Geagea a par ailleurs indiqué qu’il n’était pas inquiet d’un éventuel retour militaire syrien au Liban, d’autant qu’il est établi maintenant que le nombre d’unités militaires déployées n’est pas important. « Quoi qu’il en soit, donnons à ce déploiement sa chance jusqu’à ce que la mission de ces unités soit claire. Voyons si le déploiement ira vers l’Est, du côté du Sud, pour empêcher l’afflux de miliciens de Syrie au Liban. Il n’y a en effet jamais eu de preuve d’un quelconque afflux de combattants du Liban vers la Syrie. Il est dans notre intérêt que la Syrie contrôle ses frontières. Cependant, si ce déploiement s’arrête à la frontière, au point où il se trouve actuellement, ce serait uniquement une affaire d’intimidation et de pression sur le peuple libanais à la veille des législatives », a estimé le chef des FL.
Samir Geagea a par ailleurs reçu le chef de la Délégation de la Commission européenne au Liban, Patrick Laurent.
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« Est-il raisonnable d’attendre plus longtemps, au risque de voir d’autres victimes tomber ? » s’est interrogé Samir Geagea, déplorant la mort de Pierre Ishaac (FL) et Youssef Frangié (Marada), tombés tous les deux à Bsarma.
« Plus cette réunion (avec Sleimane Frangié) tarde à voir le jour, et plus la situation risque de s’aggraver. D’autres incidents malheureux et sanglants pourraient se produire – et personne n’a intérêt à ce que de tels incidents aient lieu », a-t-il indiqué, à l’issue d’un entretien avec le député Jawad Boulos.
« Je m’attendais à ce que cette rencontre ait lieu au...