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Immobilier En plein marasme financier, Dubaï annonce de nouveaux projets

En dévoilant deux investissements gigantesques, l’émirat veut envoyer un message fort aux marchés. L’émirat de Dubaï a envoyé un message fort aux marchés financiers mondiaux, en plein marasme, en annonçant coup sur coup la construction d’une tour de plus d’un kilomètre de haut et celle d’une cité, deux investissements gigantesques totalisant près de 150 milliards de dollars. Pourtant, au même moment, le marché financier local est déprimé, comme l’ensemble des Bourses, par la crise financière mondiale et les craintes que le tarissement des liquidités affecte la croissance de la région. Mais cela n’a pas empêché les autorités de Dubaï, membre de la Fédération des Émirats arabes unis, de révéler deux gigantesques projets à l’occasion de l’ouverture de « Cityscape », un Salon immobilier annuel présenté comme le plus grand du monde. Ville de tous les records et de toutes les outrances, Dubaï a en tout cas confirmé sa volonté d’aller toujours plus haut et de voir toujours plus grand, récession mondiale ou pas. Une compagnie immobilière gouvernementale nouvellement créée a ainsi annoncé hier un projet de construction d’une nouvelle cité dans l’émirat pour un investissement de quelque 95 milliards de dollars sur 12 ans. Appelée Jumeira Gardens, elle sera érigée à l’emplacement d’un vieux quartier actuellement en cours de démolition situé près du centre-ville, a annoncé Meraas Development. La cité aura une série de tours, dont trois de 600 mètres de haut chacune qui seront reliées entre elles par des passerelles, selon Meraas, dont ce sera le premier grand projet. Dimanche, une autre compagnie immobilière de Dubaï, Nakheel, également contrôlée par les autorités, a dévoilé un projet hors du commun, puisqu’il comportera une tour de plus d’un kilomètre de haut. Le PDG de Nakheel, Chris O’Donnell, a confirmé hier à la presse, dans les couloirs de Cityscape, que le coût du projet serait de quelque 38 milliards de dollars. Cette nouvelle tour devrait donc surclasser une autre actuellement en cours de construction à Dubaï, « Burj Dubaï », qui, avec plus de 600 m, est déjà la plus haute du monde et qui pourrait dépasser les 800 m. Comme si cela ne suffisait pas, une rumeur circulait sur la possible annonce d’une autre tour de... 2,4 km de haut ! « Si quelqu’un peut le faire, c’est bien pour Dubaï », a commenté M. O’Donnell. Il a déclaré que l’annonce par Nakheel de son projet de tour pouvait avoir « un effet psychologique » sur les marchés, mais a nié que ce soit la raison. « Nous travaillons sur le projet depuis six ans et il coïncidera avec deux ou trois cycles économiques. » La croissance phénoménale du secteur immobilier de Dubaï est d’abord due aux investisseurs étrangers qui sont directement affectés par la crise financière actuelle. D’où la crainte que cette croissance subisse un sérieux coup de frein.
En dévoilant deux investissements gigantesques, l’émirat veut envoyer un message
fort aux marchés.
L’émirat de Dubaï a envoyé un message fort aux marchés financiers mondiaux, en plein marasme, en annonçant coup sur coup la construction d’une tour de plus d’un kilomètre de haut et celle d’une cité, deux investissements gigantesques totalisant près de 150 milliards de dollars. Pourtant, au même moment, le marché financier local est déprimé, comme l’ensemble des Bourses, par la crise financière mondiale et les craintes que le tarissement des liquidités affecte la croissance de la région.
Mais cela n’a pas empêché les autorités de Dubaï, membre de la Fédération des Émirats arabes unis, de révéler deux gigantesques projets à l’occasion de l’ouverture de « Cityscape », un Salon immobilier...