La propagation de la crise en Europe confirme la disgrâce de l’euro
le 07 octobre 2008 à 00h00
La propagation de la crise financière en Europe a confirmé hier l’actuelle disgrâce de l’euro et consacré le yen comme valeur montante, la devise nipponne touchant des plus hauts tant face à la monnaie unique que face au dollar.
En fin de journée, l’euro valait 1,3509 dollar contre 1,3781 dollar vendredi soir. Vers 14h00 GMT, il a même touché un nouveau plus bas face au dollar depuis plus de quatorze mois, à 1,3472 dollar. La monnaie unique cumule ainsi une perte de 16 % par rapport à son record historique du 15 juillet à 1,6038 dollar.
Le yen, monnaie résistante quand l’aversion au risque augmente sur les marchés, a tiré parti au contraire de son faible taux d’intérêt et du moindre risque qu’elle représente pour les investisseurs. Ainsi, l’euro a fortement baissé face à la monnaie nippone à 136,76 yens contre 145,16 vendredi soir, après avoir même touché un plus bas depuis septembre 2005 à 135,58 yens pour un euro.
Si le dollar a profité de l’adoption définitive du plan Paulson par la Chambre des représentants vendredi, l’euro a en effet souffert des signes de propagation de la crise financière en Europe et des divergences affichées encore lundi par les ministres européens des Finances sur l’opportunité d’un plan paneuropéen de secours aux banques.
Michael Ramon Klawitter, analyste de Dresdner Kleinwort, énumérait les éléments qui ont participé à la chute de l’euro : « Le manque d’approche commune à l’échelle européenne, le niveau élevé d’endettement dans le système bancaire européen ainsi que le fait que les statuts de la BCE ne la placent pas comme prêteur en dernier ressort. »
Dans leur majorité, les analystes s’accordaient sur le fait que la monnaie européenne avait été surévaluée jusqu’à présent et qu’elle pâtissait d’une correction aggravée par la crise. « L’euro est dans une passe difficile et va certainement tester le seuil d’1,30 dollar plus tôt qu’anticipé », commentaient les analystes de Barclays Capital, ajoutant que ce déclin serait patent face aux monnaies à faible rendement, yen et franc suisse en tête.
La propagation de la crise financière en Europe a confirmé hier l’actuelle disgrâce de l’euro et consacré le yen comme valeur montante, la devise nipponne touchant des plus hauts tant face à la monnaie unique que face au dollar.
En fin de journée, l’euro valait 1,3509 dollar contre 1,3781 dollar vendredi soir. Vers 14h00 GMT, il a même touché un nouveau plus bas face au dollar depuis plus de quatorze mois, à 1,3472 dollar. La monnaie unique cumule ainsi une perte de 16 % par rapport à son record historique du 15 juillet à 1,6038 dollar.
Le yen, monnaie résistante quand l’aversion au risque augmente sur les marchés, a tiré parti au contraire de son faible taux d’intérêt et du moindre risque qu’elle représente pour les investisseurs. Ainsi, l’euro a fortement baissé face à la monnaie nippone à 136,76...
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