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L'éclairage Baabda absolument résolu à parachever le processus conciliatoire de Philippe Abi Akl

Selon ses visiteurs, le président Sleiman affirme, en substance, que « le train des réconciliations est maintenant bien sur les rails. Aucune partie, aucune fraction, aucun protagoniste ne peut en entraver la marche. Les citoyens ne manqueraient pas d’imputer la responsabilité à quiconque voudrait perturber le processus et ne leur pardonneraient pas. L’information doit, de son côté, dénoncer ceux qui tenteraient un quelconque torpillage et les pointer du doigt ». Les mêmes témoins précisent que le chef de l’État attend des leaderships chrétiens qu’ils embarquent à leur tour à bord du train des réconciliations. On sait, à ce propos, que la Ligue maronite diligente actuellement une entreprise de conciliation accélérée, estimant que les leaders chrétiens doivent suivre l’exemple des pôles des autres communautés qui se sont engagés sur la voie des réconciliations, après que Saad Hariri eut donné le coup d’envoi des opérations à Tripoli, suivi par Joumblatt qui s’est réconcilié avec le Hezbollah par l’entremise d’Arslane. Et suivi par lui-même, recevant à son tour une délégation du Hezb à Koraytem. La page se trouvant tournée à travers un accord sur le nettoyage des affiches dans les rues du Grand Beyrouth. Tout le monde se donne la main autour de la table de dialogue national, sauf le général Michel Aoun et Samir Geagea. Le président Sleiman, commentant le tableau en privé, juge donc qu’il n’est pas admissible que les leaderships chrétiens restent les seuls à éprouver de l’animosité les uns envers les autres. Dans le même esprit, la Ligue a convaincu le patriarche Sfeir d’accepter de parrainer moralement la réconciliation intermaronite. Non sans quelque peine, à dire vrai. Car le prélat est non seulement déçu par le manque de résultats positifs de l’initiative conciliatoire menée, sur ses directives, par les quatre évêques, mais également passablement irrité par les attaques dirigées contre sa personne et qui frisent l’outrage. Prenant sur lui, Mgr Sfeir s’est rendu à Baabda pour discuter de la réconciliation intermaronite avec le maître de céans. Et pour coordonner les efforts, étant donné que certains pôles demandent les auspices de Baabda et d’autres l’égide de Bkerké. La Ligue pense pour sa part qu’on ne peut laisser le siège patriarcal de côté. Il est donc prévu, en principe, que les retrouvailles aient lieu à Baabda autour du président, pour être ensuite bénies à Bkerké par le patriarche. Autre point : la majorité souhaite que la rencontre englobe Nayla Moawad, Boutros Harb, Samir Frangié, Dory Chamoun, Carlos Eddé et autres anciens constituants de Kornet Chehwane. Tandis que les opposants soutiennent que la réconciliation doit se limiter à Michel Aoun, Sleimane Frangié, Samir Geagea et Amine Gemayel. Cette question n’a pas encore été réglée. Des cadres de la Ligue proposent qu’on déblaie le terrain par des réunions bilatérales, commençant par Geagea et Frangié, une priorité rendue nécessaire par les affrontements de Bsarma. Un peu dans le même sens, Baabda aurait discrètement conseillé que le processus commence par une visite de Sleimane Frangié à Bkerké, siège que l’ancien ministre a plusieurs fois critiqué sévèrement en des termes pour le moins osés. Cette démarche serait donc une sorte de présentation d’excuses. Elle se ferait au retour de voyage de Mgr Sfeir. L’intéressé aurait répondu qu’il faut d’abord recueillir l’approbation de Michel Aoun. Aux dernières nouvelles, l’ancien président du Conseil aurait donné son accord. Et même souligné à l’adresse de Frangié que si Baabda lui a demandé cet effort, il peut se considérer comme délié de tout engagement à l’égard du CPL.
Selon ses visiteurs, le président Sleiman affirme, en substance, que « le train des réconciliations est maintenant bien sur les rails. Aucune partie, aucune fraction, aucun protagoniste ne peut en entraver la marche. Les citoyens ne manqueraient pas d’imputer la responsabilité à quiconque voudrait perturber le processus et ne leur pardonneraient pas. L’information doit, de son côté, dénoncer ceux qui tenteraient un quelconque torpillage et les pointer du doigt ». Les mêmes témoins précisent que le chef de l’État attend des leaderships chrétiens qu’ils embarquent à leur tour à bord du train des réconciliations.
On sait, à ce propos, que la Ligue maronite diligente actuellement une entreprise de conciliation accélérée, estimant que les leaders chrétiens doivent suivre l’exemple des pôles des autres...