Les autorités américaines organisent le rachat de
Wachovia par Citigroup
le 30 septembre 2008 à 00h00
La quatrième banque américaine, Wachovia, a été rayée de la carte hier, rachetée par Citigroup sur intervention de l’administration Bush, qui n’a pas pu attendre le vote de son plan de sauvetage.
Wachovia est la cinquième institution financière américaine acculée à la faillite ou au rachat en l’espace de deux semaines, après Lehman Brothers, Merrill Lynch, AIG et Washington Mutual.
Henry Paulson a défendu l’organisation par les autorités fédérales du rachat de Wachovia, en soulignant que la faillite de cet établissement aurait présenté un risque pour le système financier : Wachovia détenait à la fin juin pour 812 milliards de dollars d’actifs, pour l’essentiel sous forme de prêts. « En consultation avec le président (George Bush), le secrétaire au Trésor (Henry Paulson) (...) a déterminé qu’une assistance bancaire ouverte était nécessaire pour éviter de sérieux effets négatifs sur la situation économique et la stabilité financière », a annoncé hier le Fonds fédéral de garantie des dépôts bancaires, le FDIC, dans un communiqué.
Après l’annonce de la reprise, le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke a assuré les marchés de « l’engagement sans faille » des autorités envers la stabilité financière.
Wachovia détenait à la fin juin pour 812 milliards de dollars d’actifs, pour l’essentiel sous forme de prêts. Une défaillance de l’établissement aurait donc pu avoir un impact massif sur l’économie américaine.
L’effondrement boursier de Wachovia au cours des derniers jours faisait craindre une accélération des retraits de dépôts à ses guichets, selon un scénario qui a été fatal la semaine dernière à sa concurrente Washington Mutual.
Citigroup va reprendre l’essentiel des activités bancaires de la banque de Charlotte (Caroline du Nord, sud-est des États-Unis) et les engagements correspondants, mais pas ses activités de courtage, AG Edwards, et de gestion d’actifs, Evergreen.
L’accord prévoit que Citigroup va absorber jusqu’à 42 milliards de dollars de pertes sur le portefeuille de Wachovia, tandis que les autorités fédérales absorberont les pertes encourues au-delà, sur un ensemble de quelque 312 milliards de dollars de prêts consentis par la banque.
Citigroup va compenser l’État pour ce risque en lui accordant 12 milliards de dollars en titres préférentiels et en warrants. La FDIC, dont les fonds ont été amputés par les treize faillites bancaires enregistrées depuis le début de l’année aux États-Unis, estime que ce montage devrait éviter que le contribuable ne perde le moindre cent sur cette opération.
La quatrième banque américaine, Wachovia, a été rayée de la carte hier, rachetée par Citigroup sur intervention de l’administration Bush, qui n’a pas pu attendre le vote de son plan de sauvetage.
Wachovia est la cinquième institution financière américaine acculée à la faillite ou au rachat en l’espace de deux semaines, après Lehman Brothers, Merrill Lynch, AIG et Washington Mutual.
Henry Paulson a défendu l’organisation par les autorités fédérales du rachat de Wachovia, en soulignant que la faillite de cet établissement aurait présenté un risque pour le système financier : Wachovia détenait à la fin juin pour 812 milliards de dollars d’actifs, pour l’essentiel sous forme de prêts. « En consultation avec le président (George Bush), le secrétaire au Trésor (Henry Paulson) (...) a déterminé...
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