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Actualités - Chronologie

Israël Olmert pour un retrait de « presque tous » les territoires occupés

Il faudra se retirer de Jérusalem, des lieux saints et historiques… même du plateau du Golan, affirme le Premier ministre démissionnaire. « Nous devons arriver à un accord avec les Palestiniens, ce qui signifie qu’il faudra se retirer de presque tous les territoires (occupés), si ce n’est de tous les territoires », a affirmé le Premier ministre du gouvernement de transition, Ehud Olmert, dans un entretien publié hier par le Yediot Aharonot. « Ce que je vous dis, jamais un dirigeant israélien ne l’avait dit auparavant », a souligné M. Olmert. De fait, une telle déclaration est quasiment sans précédent de la part d’un Premier ministre en exercice, mais elle provient d’un chef de gouvernement démissionnaire dont la marge de manœuvre est limitée et constitue avant tout un testament politique. « Nous conserverons un pourcentage de ces territoires, mais nous devrons concéder aux Palestiniens un pourcentage similaire, car sans cela, il n’y aura pas la paix », a ajouté M. Olmert. À la question : « Y compris à Jérusalem ? », M. Olmert a répondu : « Y compris à Jérusalem. » « Celui qui veut la sécurité à Jérusalem, et notamment qui ne veut pas que des tracteurs ou des bulldozers lui broient les jambes, comme cela est arrivé à l’un des mes meilleurs amis (...), doit renoncer à des parties de Jérusalem », a ajouté le Premier ministre en référence à deux récentes attaques dans la ville. Les 2 et 22 juillet, deux Palestiniens de Jérusalem-Est avaient lancé des engins de travaux publics dans la foule, faisant plusieurs morts et blessés. Le Premier ministre a précisé qu’il fallait trouver « des solutions particulières (...) pour le mont du Temple (ou esplanade des Mosquées), les lieux saints et historiques », qui se trouvent notamment à l’intérieur de la Vieille ville de Jérusalem. « Celui qui voudra maintenir la souveraineté israélienne sur l’ensemble de la ville devra intégrer 270 000 Arabes. Cela ne marchera pas », a encore souligné M. Olmert. Selon certains responsables occidentaux et palestiniens, Israël a proposé aux négociations avec les Palestiniens le principe d’un retrait de 93 % de la Cisjordanie occupée ainsi que la totalité de la bande de Gaza. En échange d’enclaves de colonies, M. Olmert propose de donner aux Palestiniens un territoire désertique adjacent à la bande de Gaza, ainsi que des terres sur lesquelles ils pourraient construire un corridor de transit entre la bande de Gaza et la Cisjordanie. Le Premier ministre s’est également prononcé pour un retrait du plateau du Golan, condition indispensable, selon lui, à un accord de paix avec la Syrie, mais qui nécessite aussi un effort des Syriens qui devront renoncer « à leur relation actuelle avec l’Iran ; à leur relation avec le Hezbollah ; au soutien permanent qu’ils donnent au terrorisme du Hamas, d’el-Qaëda, et au jihad en Irak ». Ces déclarations ont été accueillies avec réserve côté palestinien, alors qu’elles étaient vivement dénoncées par l’opposition de droite en Israël. Le négociateur palestinien Saëb Erakat a déclaré à l’AFP qu’Israël devait « traduire ces déclarations dans les faits » si ses intentions de parvenir à la paix étaient sérieuses. « Nous n’avons pas encore constaté que ces déclarations aient été couchées sur le papier pour prendre la forme d’une offre concrète », a ajouté M. Erakat, soulignant que « le chemin qui mène à la paix passe par la fin de l’occupation et des colonies (israéliennes) en Cisjordanie ». « Nous aurions aimé entendre ce point de vue personnel avant qu’il ne démissionne », a déclaré de son côté le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riad al-Maliki. Un dirigeant de l’opposition de droite, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Sylvan Shalom, a accusé pour sa part M. Olmert de s’aligner sur des positions d’extrême gauche, « plus à gauche » que le parti Meretz (parti sioniste le plus à gauche, représenté par cinq députés sur 120). Ehud Olmert, soupçonné de corruption, a présenté sa démission le 21 septembre. Il est désormais à la tête d’un gouvernement de transition. Israël et les Palestiniens ont repris, depuis la conférence d’Annapolis (États-Unis) en novembre 2007, des pourparlers en vue d’une solution au conflit. Israël a annexé la partie orientale de Jérusalem après son occupation en juin 1967, alors que les Palestiniens veulent en faire la capitale de leur futur État. Le statut de Jérusalem-Est, qui inclut la Vieille ville abritant les lieux saints juifs, chrétiens et musulmans, a déjà fait achopper les négociations israélo-palestiniennes à plusieurs reprises.
Il faudra se retirer de Jérusalem, des lieux saints et historiques… même du plateau du Golan, affirme le Premier ministre démissionnaire.

« Nous devons arriver à un accord avec les Palestiniens, ce qui signifie qu’il faudra se retirer de presque tous les territoires (occupés), si ce n’est de tous les territoires », a affirmé le Premier ministre du gouvernement de transition, Ehud Olmert, dans un entretien publié hier par le Yediot Aharonot. « Ce que je vous dis, jamais un dirigeant israélien ne l’avait dit auparavant », a souligné M. Olmert. De fait, une telle déclaration est quasiment sans précédent de la part d’un Premier ministre en exercice, mais elle provient d’un chef de gouvernement démissionnaire dont la marge de manœuvre est limitée et constitue avant tout un testament politique. « Nous...