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Actualités - Chronologie

Hezbollah Nasrallah exhorte le gouvernement à équiper l’armée de manière adéquate

Hassan Nasrallah a déploré hier l’immobilisme des Arabes face au drame palestinien à l’occasion de la Journée de Jérusalem et s’est insurgé contre la nécessité d’obtenir « l’autorisation d’Israël et des États-Unis pour armer l’institution militaire » censée défendre le pays. Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah a prononcé un discours dans la soirée d’hier à l’occasion de la Journée de Jérusalem. L’allocution, retransmise en direct par écran géant interposé, a mis l’accent sur la solidité de la Résistance qui a su « battre en brèche les dangers qui menaçaient son existence ». « La Résistance n’a peur de personne lorsqu’elle remplit son devoir », a affirmé Hassan Nasrallah avant de déclarer que son parti ne veut pas « contrôler le Liban ni accaparer le pouvoir». « Nous pensons qu’il est de notre intérêt de travailler, bâtir et faire face aux défis ensemble », a-t-il souligné, avant de s’insurger contre le fait qu’il faille « demander une autorisation aux Israéliens et aux Américains pour équiper notre propre armée ». « Le gouvernement d’union nationale doit être capable de prendre une décision courageuse qui consiste à armer notre institution militaire pour qu’elle puisse être en mesure de défendre le Liban sans prendre l’autorisation de personne. Nous voulons une équipe ministérielle capable de chercher les armes même au marché noir, à l’instar de ce que fait la Résistance. Si l’on doit attendre que (la secrétaire d’État US Condoleezza) Rice nous donne son autorisation, alors nous n’obtiendrons que des camions de transport de troupes », a-t-il affirmé. M. Nasrallah a d’autre part souligné que « la force et la capacité nationales sont fondées sur le peuple et sa force ». S’attardant sur les réconciliations en cours, il a indiqué que ces démarches sont le fruit d’une décision bilatérale faite par les deux camps et « nous sommes sérieux, soucieux de poursuivre et de maintenir ces réconciliations, prêts à faire tout ce qui sera de nature à tranquilliser les gens, surtout à Beyrouth qui nous est chère ». Il s’est en outre adressé à « ceux qui écrivent des articles » et leur a conseillé de ne pas « chercher à identifier des problèmes au sein du Hezbollah au sujet des réconciliations, car la réconciliation fait partie de la culture et des ambitions de notre organisation », même si entente ne veut pas dire « nouvelles alliances parce que nous respectons nos engagements auprès de nos alliés ». Le but de la réconciliation est de « trouver un climat positif de nature à mettre un terme au feuilleton de tension », car ce sont les élections législatives qui permettront de « trancher entre les différentes forces » sur le terrain. Dans l’hypothèse d’une victoire de l’opposition, « le Hezbollah appellera à la mise en place d’un gouvernement d’union nationale au sein duquel l’autre camp sera notre partenaire parce que le Liban ne peut être gouverné selon la logique des majorités et des minorités », a également souligné le chef du Hezb. Sur un autre plan, il a tenu à rappeler qu’Israël n’est pas uniquement l’ennemi des Palestiniens mais aussi celui du Liban, des Arabes et des musulmans en général, avant d’exprimer son désarroi devant l’immobilisme de certains pays arabes face au drame du peuple palestinien. Il a dans ce cadre souligné que le Liban devait apporter toute son aide aux réfugiés palestiniens dans les camps et non pas « se contenter uniquement de se prononcer contre l’implantation des réfugiés au Liban ». Hassan Nasrallah a de plus affirmé que les pays de la « moumana’a » (contestation) avaient désormais réussi à dépasser « le cap de l’isolement ».
Hassan Nasrallah a déploré hier l’immobilisme des Arabes face au drame palestinien à l’occasion de la Journée de Jérusalem et s’est insurgé contre la nécessité d’obtenir « l’autorisation d’Israël et des États-Unis pour armer l’institution militaire » censée défendre le pays.
Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah a prononcé un discours dans la soirée d’hier à l’occasion de la Journée de Jérusalem. L’allocution, retransmise en direct par écran géant interposé, a mis l’accent sur la solidité de la Résistance qui a su « battre en brèche les dangers qui menaçaient son existence ». « La Résistance n’a peur de personne lorsqu’elle remplit son devoir », a affirmé Hassan Nasrallah avant de déclarer que son parti ne veut pas « contrôler le Liban ni accaparer le...