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Actualités - Chronologie

Gouvernement La loi électorale absorbe, un peu tardivement, le Conseil des ministres

Chamseddine souligne l’absurdité d’une équipe qui s’apprête à voter une loi électorale malgré l’hostilité de certains ministres et de Nabih Berry. Le projet de loi électorale qui doit être soumis au vote demain a occupé une bonne partie de la réunion du Conseil des ministres qui s’est tenu hier, sous la présidence de M. Fouad Siniora. Le débat à ce sujet a, une fois de plus, frustré Ibrahim Chamseddine, ministre d’État pour les Affaires du Parlement, qui a exprimé son mécontentement à sa sortie – prématurée – de la salle de réunions. « Je sors parce que le débat sur la loi électorale, qui ne figurait pas à l’ordre du jour de la réunion, a duré plus longtemps que prévu et que j’avais d’autres engagements, hors de Beyrouth », a affirmé aux journalistes M. Chamseddine. Le ministre a relevé l’absurdité de la position dans laquelle se trouvent placés les ministres qui, indépendamment des avis qu’ils peuvent avoir au sujet du projet de loi, et ils sont divergents, ne peuvent compter sur une position unifiée du gouvernement au sujet d’une proposition de loi qui ne vient pas de lui et qu’il n’a pas étudiée. « Ce projet aurait dû être soumis au gouvernement depuis plusieurs semaines, pendant que les commissions parlementaires l’examinaient (…). Nous avons accepté la formule de Doha et les circonscriptions de la loi de 1960, mais il existait d’autres réformes sur lesquelles nous aurions pu nous prononcer. Mais demain, je serais en train d’assister à un débat sans être en mesure de répondre, si l’avis du gouvernement est sollicité sur un point particulier (…). J’ignore même si, au cours de la séance parlementaire, je pourrais me lever et dire que je suis hostile à cette loi », a affirmé en particulier le ministre. « Je pense que la loi électorale de 1960 est nuisible, aux chrétiens d’abord, et par conséquent aux musulmans, et donc à l’ensemble des Libanais, mais bon, nous comprenons les impératifs de l’engagement pris à Doha, ainsi que celui de la paix civile précieuse au nom de laquelle nous sommes prêts à renoncer à beaucoup de choses », a affirmé le ministre. M. Chamseddine n’a pas manqué d’ajouter, en outre, que le président de la Chambre est hostile à la loi, mais qu’il s’apprête à la voter, comme convenu à Doha. Les carrières Par ailleurs, de vifs débats ont marqué l’examen du dossier des carrières. Le ministre de l’Intérieur, M. Ziyad Baroud, interrogé à ce sujet, a précisé qu’un délai administratif de deux mois a été accordé aux carrières qui disposent de licences d’exploitation, en attendant un futur examen de cette question par le Conseil des ministres, après le retour de voyage du ministre de l’Environnement, M. Antoine Karam. Le gouvernement a également approuvé deux dons pour la reconstruction octroyés par l’Italie, l’un à la réunion des donateurs, à Stockholm, après la guerre de 2006, l’autre lors de la réunion Paris III sous l’égide du président Jacques Chirac. Il l’a fait après avoir écouté les explications fournies à ce sujet par le président du CDR Nabil el-Jisr. Les deux dons s’élèvent à 25 millions d’euros. « Le CDR agit en toute transparence », a insisté à ce sujet M. Tarek Mitri, en réponse à des critiques l’accusant d’illégalités. Le gouvernement a consacré une partie de sa réunion au dossier du déploiement syrien à sa frontière nord. M. Mitri, qui rendait compte de ses travaux, a révélé que le Premier ministre, bien qu’informé à l’avance du déploiement syrien, avait été surpris par son ampleur et avait demandé au commandant en chef de l’armée de reprendre contact avec le commandement syrien, par surcroît de prudence. Enfin, après avoir examiné le dossier des pacifications de quartiers et des démarches partisanes de réconciliation, le gouvernement a adressé aux Libanais ses vœux à l’occasion de la fête du Fitr.
Chamseddine souligne l’absurdité d’une équipe qui s’apprête à voter une loi électorale malgré l’hostilité de certains ministres et de Nabih Berry.
Le projet de loi électorale qui doit être soumis au vote demain a occupé une bonne partie de la réunion du Conseil des ministres qui s’est tenu hier, sous la présidence de M. Fouad Siniora. Le débat à ce sujet a, une fois de plus, frustré Ibrahim Chamseddine, ministre d’État pour les Affaires du Parlement, qui a exprimé son mécontentement à sa sortie – prématurée – de la salle de réunions.
« Je sors parce que le débat sur la loi électorale, qui ne figurait pas à l’ordre du jour de la réunion, a duré plus longtemps que prévu et que j’avais d’autres engagements, hors de Beyrouth », a affirmé aux journalistes M. Chamseddine.
Le ministre a...