George W. Bush invite à la Maison-Blanche les candidats
à la présidentielle pour sauver « toute une économie en danger ».
Le président George W. Bush, qui n’a pas hésité mercredi à parler de « toute une économie en danger » et de « période sans précédent pour l’économie américaine » pour convaincre les élus du Congrès à adopter le plan de sauvetage du système financier proposé par son administration, a donné hier un coup de fouet aux efforts du gouvernement en invitant à la Maison-Blanche les candidats à la présidentielle, John McCain et Barack Obama, ainsi que des élus influents du Sénat et de la Chambre des représentants, afin de débattre du plan de sauvetage du secteur bancaire. Un geste inédit à la mesure de la gravité de la crise financière.
Face à l’hostilité de nombreux parlementaires des deux bords, qui a suscité avant-hier l’inquiétude des marchés mondiaux, le président américain a mis ainsi tout son poids dans la balance pour tenter de faire avancer les négociations sur ce plan, qui prévoit de débloquer 700 milliards de dollars afin d’éponger les créances douteuses accumulées par les banques.
Enfin, hier soir, un accord entre l’administration Bush et le Congrès sur les contours du plan Paulson semblait imminent, suscitant l’optimisme sur les marchés financiers à travers le monde.
Les Bourses mondiales ont ainsi terminé en hausse malgré la publication d’indicateurs macroéconomiques suggérant une nouvelle dégradation de la conjoncture économique aux États-Unis.
Et pour cause, Christopher Dodd, sénateur démocrate du Connecticut et président de la commission bancaire du Sénat, a déclaré que les négociateurs des deux chambres du Congrès étaient parvenus à se mettre d’accord sur les grandes lignes d’un plan destiné à voler au secours de Wall Street.
S’exprimant devant des journalistes, il a ajouté que, selon lui, le Congrès serait en mesure de promulguer une loi relative à ce plan « dans les prochains jours ».
Le président américain George W. Bush a dit hier, lors d’une réunion sans précédent sur la crise financière à la Maison-Blanche, espérer parvenir « très rapidement » à un accord avec les parlementaires sur son plan de sauvetage du système bancaire.
Ce plan permettrait de débloquer immédiatement une première tranche de 250 milliards de dollars, rapporte le Wall Street Journal.
Un accord avant lundi
Un peu plus tôt, Barack Obama, le candidat démocrate à l’élection présidentielle, a estimé que les membres du Congrès « semblaient proches d’un accord » sur le plan de sauvetage.
« Le moment est venu de travailler ensemble, démocrates et républicains, dans un esprit de coopération au nom du peuple américain », a-t-il déclaré en Floride, juste avant de s’envoler pour Washington.
John McCain a déclaré de son côté qu’il restait « peu de temps » pour parvenir à un accord, ajoutant qu’il faudrait qu’il soit conclu avant l’ouverture des marchés financiers lundi.
Au cours de la journée, une série de statistiques ont toutefois dressé un portrait sombre de la conjoncture aux États-Unis, comme par exemple les ventes de logements neufs, qui ont plongé de 11,5 % en août pour tomber à 460 000 en rythme annuel par rapport aux 520 000 de juillet.
Ces ventes sont ainsi au plus bas depuis janvier 1991.
Les commandes de biens durables ont baissé de 4,5 % en août, bien plus qu’attendu, sous le coup d’une chute de la demande pour des équipements de transport et d’autres articles coûteux.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont pour leur part augmenté aux États-Unis lors de la semaine du 20 septembre, à 493 000 contre 461 000 (révisé) la semaine précédente.
Les économistes attendaient en moyenne 448 000 inscriptions au chômage. Ce chiffre est un plus haut depuis la semaine du 29 septembre 2001.
Autre signe de difficultés croissantes de l’économie américaine, le conglomérat industriel General Electric, souvent considéré comme un baromètre de l’économie en raison de la diversité de ses activités, a revu en baisse ses objectifs de résultats pour le troisième trimestre et l’ensemble de l’exercice 2008.
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à la présidentielle pour sauver « toute une économie en danger ».
Le président George W. Bush, qui n’a pas hésité mercredi à parler de « toute une économie en danger » et de « période sans précédent pour l’économie américaine » pour convaincre les élus du Congrès à adopter le plan de sauvetage du système financier proposé par son administration, a donné hier un coup de fouet aux efforts du gouvernement en invitant à la Maison-Blanche les candidats à la présidentielle, John McCain et Barack Obama, ainsi que des élus influents du Sénat et de la Chambre des représentants, afin de débattre du plan de sauvetage du secteur bancaire. Un geste inédit à la mesure de la gravité de la crise financière.
Face à l’hostilité de nombreux...