Rechercher
Rechercher

Actualités

Finance Salamé : « L’inflation était de 14 % en juillet 2008 en terme annuel »

Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, a estimé que le recul des risques sécuritaire et politique au Liban après la conclusion de l’accord de Taëf et l’élection d’un président de la République a entraîné une baisse du différentiel entre les taux d’intérêt appliqués au Liban et ceux en vigueur sur les principaux marchés ainsi qu’une appréciation de la valeur des actifs immobiliers et des titres au Liban. Il a mis en garde contre des opérations de spéculation qui augmentent les prix d’une manière fictive, soulignant qu’il a promulgué des circulaires et pris des mesures pour endiguer de telles opérations et pour assurer une stabilité des prix. Dans une interview accordée à une revue koweïtienne, le patron de la BDL a estimé que les prix des actifs au Liban étaient faibles par rapport à ceux de la région. Il a déclaré s’attendre à ce qu’il y ait à présent « un marché normal bien que l’impact des facteurs de sécurité et politique demeure omniprésent sur la scène locale ». Six milliards annuels de la diaspora Il a estimé que « la politique de stabilité monétaire est une opération qui nécessite un suivi permanent », affirmant qu’« au Liban il faut toujours être prêt pour faire face à des urgences ». « Pour cette raison, la Banque centrale est continuellement présente sur le marché de change et œuvre à renforcer ses réserves pour conforter la confiance. Le bilan de la BDL quant aux liquidités en devises est de plus de 17 milliards de dollars. Il s’agit d’un chiffre record », a-t-il dit. Il a indiqué aussi que la BDL a profité de la hausse du prix de l’or, affirmant que l’or inscrit dans les registres de la BDL est à présent évalué à plus de 8 milliards de dollars. « La BDL a également bénéficié de la hausse des prix des actions et des actifs immobiliers de sorte que le bilan consolidé de la Banque centrale s’élève à environ 25 milliards de dollars. Ce qui représente un facteur de confiance », a-t-il dit. Au sujet de l’inflation, il a estimé le taux d’inflation à 14 % de juillet 2007 à juillet 2008, affirmant que ce pourcentage nécessite des efforts exceptionnels pour le faire reculer. Répondant à une question, il a qualifié de stables les taux d’intérêt au Liban, affirmant que cette stabilité est le fruit d’une décision de la Banque centrale de décourager la spéculation dans un climat inflationniste et la fuite vers les placements dans des actifs pour se départir à n’importe quel prix des liquidités. Il a estimé le montant annuel des transferts de fonds de la diaspora vers le Liban à six milliards de dollars. Riad Salamé a indiqué que la Banque centrale a réussi, à travers l’annulation de certaines dettes et à travers certains transferts de fonds, à baisser la charge financière qui pèse sur l’État de près de quatre milliards de dollars entre 1993 et 2008. Il a avoué que la BDL est intervenue sur le marché, un comportement duquel s’éloignent généralement les banques centrales parce qu’il fait peser sur elles des engagements à moyen terme alors que par définition la banque centrale traite des opérations à court terme.
Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, a estimé que le recul des risques sécuritaire et politique au Liban après la conclusion de l’accord de Taëf et l’élection d’un président de la République a entraîné une baisse du différentiel entre les taux d’intérêt appliqués au Liban et ceux en vigueur sur les principaux marchés ainsi qu’une appréciation de la valeur des actifs immobiliers et des titres au Liban.
Il a mis en garde contre des opérations de spéculation qui augmentent les prix d’une manière fictive, soulignant qu’il a promulgué des circulaires et pris des mesures pour endiguer de telles opérations et pour assurer une stabilité des prix.
Dans une interview accordée à une revue koweïtienne, le patron de la BDL a estimé que les prix des actifs au Liban étaient faibles par rapport à...