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Moawad : Personne ne protège personne, l’État est le seul protecteur

Membre du secrétariat général de l’alliance du 14 Mars, Michel Moawad a relevé hier que les luttes intestines christiano-chrétiennes ont eu « pour résultat d’affaiblir considérablement les chrétiens au sein de l’équation politique, de dynamiter méthodiquement notre infrastructure sociale et économique, et de creuser le fossé encore davantage – nous continuons d’ailleurs à payer le prix de tout cela », a-t-il déploré, appelant à ce que les divergences et le pluralisme politiques « restent pacifiques, démocratiques et sous l’ombrelle de l’État ». « Il faut un consensus absolu sur le refus de la violence et du sang : plus personne ne peut supporter cela », a enchaîné Michel Moawad, qui s’exprimait au cours d’un grand rassemblement populaire à Toula, et qui a refusé net la logique du « moi, je vous protège : personne ne protège personne, c’est l’État qui protège tout le monde. Cette logique a disparu avec la fin de la guerre civile et avec la chute de la tutelle syrienne au Liban », a-t-il martelé. Enchaînant sur la paix civile, Michel Moawad a affirmé que cela signifie « d’abord et avant toute chose le recours à la logique de l’État et des institutions. Je le dis très clairement : personne ne protège personne à Zghorta-Zawiya – le seul protecteur est l’État. À Zghorta-Zawiya, chacun a le droit d’exprimer son opinion, quelle qu’elle soit ; à Zghorta-Zawiya, qui a envie de brandir le drapeau des Marada, celui du CPL, celui des FL, etc., est tout à fait libre de le faire », a-t-il encore martelé. « Cette liberté est absolue mais s’arrête au respect de l’autre – et soyons clairs : nous n’autoriserons personne à mettre en péril cette liberté que nous avons acquise grâce au sang de nos martyrs et grâce à notre lutte pour la libération du Liban », a promis Michel Moawad, rappelant que l’essence du combat qui est le sien, du combat du 14 Mars, est « la protection de l’État, pour qu’il puisse étendre sa souveraineté sur l’ensemble du territoire libanais ».
Membre du secrétariat général de l’alliance du 14 Mars, Michel Moawad a relevé hier que les luttes intestines christiano-chrétiennes ont eu « pour résultat d’affaiblir considérablement les chrétiens au sein de l’équation politique, de dynamiter méthodiquement notre infrastructure sociale et économique, et de creuser le fossé encore davantage – nous continuons d’ailleurs à payer le prix de tout cela », a-t-il déploré, appelant à ce que les divergences et le pluralisme politiques « restent pacifiques, démocratiques et sous l’ombrelle de l’État ».
« Il faut un consensus absolu sur le refus de la violence et du sang : plus personne ne peut supporter cela », a enchaîné Michel Moawad, qui s’exprimait au cours d’un grand rassemblement populaire à Toula, et qui a refusé net la logique du « moi, je...