Pakistan
Après l’attentat du « Marriott », Islamabad traque des militants d’el-Qaëda
le 23 septembre 2008 à 00h00
Les autorités estiment que les explosifs ont été acheminés par petites quantités depuis
les zones tribales du nord-ouest du pays.
Les enquêteurs traquaient hier une cellule de militants islamistes d’el-Qaëda à Islamabad, soupçonnés d’avoir perpétré l’attentat-suicide qui a dévasté samedi soir le grand hôtel Marriott en plein cœur de la capitale du Pakistan et tué au moins 60 personnes. Un kamikaze a fait exploser un gros camion de chantier devant la barrière de sécurité de cet établissement de luxe, le réduisant à l’état de ruine calcinée. Les policiers pensent que les terroristes ont assemblé leur puissante bombe de 600 kg d’explosif à Islamabad même, dans une cachette, car tous les camions sont fouillés par la police et l’armée aux entrées de la capitale, où sont installés des check-points depuis le début de la sanglante vague d’attentats-suicide au Pakistan il y a plus d’un an. Ces attentats sont attribués aux talibans pakistanais proches du réseau d’Oussama Ben Laden. « Nous concentrons pour l’heure nos forces sur la recherche du réseau d’Islamabad qui a facilité l’assemblage et le transport de la bombe », a expliqué un enquêteur à l’AFP. Il est fort probable que les explosifs ont été acheminés par petites quantités depuis les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, frontalières avec l’Afghanistan, et bastion des talibans pakistanais proches d’el-Qaëda, a estimé le responsable des services de sécurité. Au moins 60 personnes ont été tuées, selon des responsables policiers – 53 selon un bilan officiel – et 266 blessés. Deux Américains, l’ambassadeur tchèque à Islamabad et une Vietnamienne figurent parmi les tués. Un agent des renseignements danois est porté disparu.
Un conseiller du Premier ministre a assuré hier que le nouveau président Asif Ali Zardari devait dîner au Marriott ce soir-là en compagnie de tout le gouvernement, mais qu’ils avaient changé d’avis et opté au dernier moment pour un banquet à la résidence du Premier ministre. « La totalité des dirigeants du pays ont échappé à l’attentat », avait ajouté ce conseiller chargé de l’Intérieur, Rehman Malik. Mais dans la soirée, la direction du Marriott a démenti et assuré qu’aucun dîner officiel n’était prévu pour ce soir-là.
L’attaque contre le Marriott n’a pas été revendiquée, mais les spécialistes du réseau d’Oussama Ben Laden considèrent désormais que le nord-ouest du Pakistan est devenu « le nouveau front de la guerre contre le terrorisme ». Les États-Unis sont convaincus que les talibans afghans et el-Qaëda ont reconstitué leurs forces dans ces zones tribales. Les forces américaines en Afghanistan y multiplient les tirs de missiles ciblant les combattants fondamentalistes, mais sans épargner des civils, au grand dam d’Islamabad qui proteste en vain.
Par ailleurs, dimanche, des soldats pakistanais ont ouvert le feu sur deux hélicoptères de combat américains qui avaient violé l’espace aérien pakistanais en provenance de l’Afghanistan, selon des responsables locaux des services de sécurité pakistanais. Ces tirs « les ont forcés à retourner en Afghanistan », a assuré l’un d’eux. Ni les forces armées pakistanaises ni la coalition internationale conduite par les États-Unis en Afghanistan n’ont fait le moindre commentaire.
Les autorités estiment que les explosifs ont été acheminés par petites quantités depuis
les zones tribales du nord-ouest du pays.
Les enquêteurs traquaient hier une cellule de militants islamistes d’el-Qaëda à Islamabad, soupçonnés d’avoir perpétré l’attentat-suicide qui a dévasté samedi soir le grand hôtel Marriott en plein cœur de la capitale du Pakistan et tué au moins 60 personnes. Un kamikaze a fait exploser un gros camion de chantier devant la barrière de sécurité de cet établissement de luxe, le réduisant à l’état de ruine calcinée. Les policiers pensent que les terroristes ont assemblé leur puissante bombe de 600 kg d’explosif à Islamabad même, dans une cachette, car tous les camions sont fouillés par la police et l’armée aux entrées de la capitale, où sont installés des...
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