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Crise financière La finance mondiale suspendue à la décision du Congrès américain

Le G7 soutient les États-Unis et se dit prêt à faire le nécessaire. Les banques et les marchés financiers du monde entier ont désormais les yeux tournés vers Washington où la Maison-Blanche et le Congrès vont tenter dans les prochains jours de s’entendre sur le plan de l’administration Bush pour sauver le système financier américain. Le Congrès américain a entamé hier une longue semaine de tractations pour autoriser l’administration américaine à dépenser jusqu’à 700 milliards de dollars afin d’assainir le secteur de la finance à Wall Street. Si les choses sérieuses vont commencer cette semaine au Capitole, le siège du Congrès, les préliminaires ont débuté dès vendredi. Communiqués et interviews télévisées ont fait rage tout le week-end. Premier constat, tout le monde est d’accord, républicains et démocrates, pour « agir vite ». Chacun espère parvenir à un accord d’ici à vendredi. Deuxième constat, moins optimiste : les exigences de chacun pourraient retarder cette échéance. Les démocrates majoritaires au Congrès entendent bien profiter de l’occasion pour faire passer des idées qui leur sont chères ainsi qu’à leurs électeurs bientôt appelés dans les bureaux de vote : un nouveau plan de relance économique, un plafonnement des indemnisations des responsables d’entreprises qui s’en remettront à l’administration pour éponger leurs actifs douteux. Ils demandent également, comme leur candidat à la présidentielle Barack Obama, plus de « surveillance » sur la destination des 700 milliards de dollars, l’une des plus importantes interventions de l’administration de l’histoire des États-Unis. « La proposition de l’administration à 700 milliards n’inclut pas les gardes-fou nécessaires. Les démocrates pensent qu’une solution responsable devrait comprendre une surveillance indépendante, de la sécurité pour les propriétaires immobiliers, et des contraintes sur les indemnités excessives accordées aux responsables d’entreprise », écrivait dimanche soir dans un communiqué la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi. Or les républicains de leur côté veulent, comme le secrétaire au Trésor Henry Paulson, quelque chose de « propre et clair ». Autrement dit, sans alourdir le plan présenté en fin de semaine dernière par le grand argentier de l’administration Bush. Par ailleurs, le monde financier de son côté va pousser pour une aide importante et évoque déjà la question de la fin de l’aide gouvernementale prévue sur deux ans. « Il y aura une période durant laquelle le Trésor va prendre la place du marché privé », dit William Gross directeur de Pimco cité par le New York Times lundi. « Espérons qu’ils sortiront du marché, mais reste à savoir à quelle vitesse ils le feront », dit-il. Des intérêts contradictoires divers vont donc peser sur les travaux des parlementaires cette semaine. Quant au coût du projet, il fera sans aucun doute débat lui aussi, M. Paulson ayant affirmé ce week-end qu’il n’était pas certain que ce montant soit atteint, tout en ajoutant qu’il pouvait aussi bien être dépassé. De son côté, le président George W. Bush a emboîté le pas, hier, de son secrétaire au Trésor qui avait exhorté dimanche, sur plusieurs chaînes de télévision, les parlementaires à agir vite. « Les Américains attendent de voir si les démocrates et les républicains, le Congrès et la Maison-Blanche, peuvent s’entendre pour résoudre ce problème avec l’urgence qu’il mérite », a déclaré le président américain dans un communiqué. « En fait, c’est le monde entier qui attend de voir si nous pouvons agir vite pour consolider les marchés et éviter des dégâts pour nos marchés financiers, nos entreprises, notre secteur immobilier et nos retraites », a-t-il déclaré. Parallèlement, le Groupe des sept (G7) pays les plus industrialisés a apporté hier son soutien aux mesures prises en fin de semaine dernière par les États-Unis pour endiguer la crise financière et s’est dit prêt à faire le nécessaire pour ramener le calme sur les marchés. « Nous accueillons très favorablement les mesures extraordinaires prises par les États-Unis pour améliorer la stabilité des marchés financiers et faire face aux craintes concernant le crédit, en particulier leur plan de mise en place d’un programme destiné à faire sortir les actifs non liquides qui déstabilisent les institutions financières », écrivent les ministres des Finances du G7 dans un communiqué commun publié à l’issue d’une conférence téléphonique. Mais le G7 est plus flou sur la suite à donner à cette initiative, alors que le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson a appelé les autres grands pays industrialisés à dupliquer l’initiative des États-Unis. « Nous sommes prêts à prendre, individuellement ou collectivement, toutes les mesures nécessaires pour assurer la stabilité du système financier », ajoute simplement le texte publié au nom de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Italie et du Japon. Enfin, les Européens ont salué hier l’initiative américaine pour stabiliser les marchés avec le plan de sauvetage des banques annoncé ce week-end, mais se sont bien gardés d’évoquer des plans analogues de ce côté-ci de l’Atlantique.
Le G7 soutient les États-Unis et se dit prêt à faire le nécessaire.
Les banques et les marchés financiers du monde entier ont désormais les yeux tournés vers Washington où la Maison-Blanche et le Congrès vont tenter dans les prochains jours de s’entendre sur le plan de l’administration Bush pour sauver le système financier américain.
Le Congrès américain a entamé hier une longue semaine de tractations pour autoriser l’administration américaine à dépenser jusqu’à 700 milliards de dollars afin d’assainir le secteur de la finance à Wall Street.
Si les choses sérieuses vont commencer cette semaine au Capitole, le siège du Congrès, les préliminaires ont débuté dès vendredi. Communiqués et interviews télévisées ont fait rage tout le week-end.
Premier constat, tout le monde est d’accord,...