Environnement
Les trésors marins des récifs coralliens d’Australie
le 23 septembre 2008 à 00h00
Des centaines d’espèces marines inconnues, dont des coraux mous, des
crustacés, des amphipodes et des vers, ont été découvertes dans la grande barrière de corail
en Australie.
Trois expéditions de biologistes américains faites aux îles du Lézard et du Héron ainsi que sur le récif de Ningaloo ont permis de mettre au jour quelque 300 espèces de coraux mous, dont la moitié totalement inconnues de la science, ainsi que des dizaines de familles de petits crustacés dont plusieurs paraissent nouvelles. « Nous avons tous été emballés de découvrir une aussi grande variété de vie marine jamais décrite par la science, surtout des coraux mous, mais aussi des isopodes, de nouveaux crustacés et des vers, et ce dans des eaux aisément accessibles », souligne dans un communiqué Julian Caley, de l’Institut australien de science marine (AIMS). « Comparativement à ce que nous ignorons, nos connaissances de la vie marine ne représentent qu’une goutte d’eau dans la mer et faire l’inventaire de la diversité des espèces vivantes est un défi à la fois pour la science et l’imagination », ajoute le savant.
Selon les chercheurs, il pourrait y avoir un à neuf millions d’espèces différentes dans les récifs coralliens du monde. Ces expéditions marquent le premier recensement des coraux mous, appelés octocoraux en raison de leurs huit tentacules, dont 150 sont inconnus. Bien que ces animaux ne soient pas des producteurs de récifs coralliens, ils sont dominants dans plusieurs des zones étudiées et occupent 25 % des fonds océaniques du monde.
Malgré une moisson riche en découvertes, les scientifiques pensent qu’ils en découvriront tout autant lors des prochaines expéditions prévues aux mêmes endroits lors des trois prochaines années pour poursuivre l’inventaire des espèces et mesurer l’impact du changement climatique. La technique du code-barres désormais utilisée pour identifier et classer les espèces vivantes devrait faciliter le processus.
Les biologistes ont aussi été intrigués lors des expéditions par la découverte de différents isopodes, souvent appelés « vautours de mer » car ils se nourrissent de poissons morts. Certains dévorent la langue des poissons encore vivants. Une centaine de ces animaux collectés n’ont pas encore été répertoriés.
Parmi les autres découvertes majeures, les chercheurs citent de nouveaux polychètes ainsi que des chétopodes, qui sont de la même famille que les sangsues et les vers de terre. Ils décrivent des sortes de crevettes dont certaines sont dotées de pinces plus grandes que leur corps ou encore une rare méduse cassiopeia. Les chercheurs ont en outre étudié d’autres espèces comme les algues, les hérissons de mer et les mousses sur les coraux. « Faire régulièrement un recensement de la biodiversité marine est la seule manière d’estimer et de réduire les risques écologiques pesant sur les
coraux », relève Ian Poiner, directeur de l’Australian Institute of Marine Science. « Les récifs coralliens sont menacés par l’acidité excessive des océans, la pollution, le réchauffement climatique et la surpêche », rappelle-t-il.
Des centaines d’espèces marines inconnues, dont des coraux mous, des
crustacés, des amphipodes et des vers, ont été découvertes dans la grande barrière de corail
en Australie.
Trois expéditions de biologistes américains faites aux îles du Lézard et du Héron ainsi que sur le récif de Ningaloo ont permis de mettre au jour quelque 300 espèces de coraux mous, dont la moitié totalement inconnues de la science, ainsi que des dizaines de familles de petits crustacés dont plusieurs paraissent nouvelles. « Nous avons tous été emballés de découvrir une aussi grande variété de vie marine jamais décrite par la science, surtout des coraux mous, mais aussi des isopodes, de nouveaux crustacés et des vers, et ce dans des eaux aisément accessibles », souligne dans un communiqué Julian Caley, de l’Institut australien...
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