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Mikati : Il faut définir des barrières à l’utilisation des armes du Hezbollah

L’ancien Premier ministre Négib Mikati a affirmé que « le Proche-Orient s’apprête à accueillir des développements majeurs qui ne manqueraient pas d’avoir un impact sur la situation sur le Liban ». « Il pourrait s’agir de la signature d’un accord de paix entre la Syrie et Israël. Et c’est ce que nous souhaitons. Il pourrait s’agir d’une nouvelle guerre, chose que nous redoutons. En attendant, les tensions perdureront au Liban. En 1958, le coup d’État en Irak a mis un terme à l’instabilité au Liban, tout comme l’invasion israélienne en 1982 et l’occupation du Koweït en 1989 », a-t-il ajouté. « Les Libanais doivent immuniser leur pays face aux conflits régionaux qui ne les concernent pas, a souligné Négib Mikati. Nous devons adopter la neutralité positive, au nom de nos constantes nationales. Nous n’avons aucun intérêt à avoir de partis pris dans les différends des autres. Les pays prospères ne sont en rien mieux que le Liban. L’essentiel est de développer une bonne vision et de gérer correctement nos affaires. » Pour l’ancien président du Conseil, « le débat autour des armes du Hezbollah qui aura lieu lors du dialogue national est une bonne chose ». « À la place de l’État, je n’aurais pas accepté que ces armes soient retirées sans obtenir des garanties internationales, a-t-il estimé. Les parties prenantes au dialogue doivent fixer des garde-fous à l’utilisation des armes du parti de Dieu. Tel est le but de la stratégie de défense. Quelles sont les barrières encadrant le recours à cet arsenal, face à l’ennemi tout comme sur le plan interne ? Est-ce que le Hezbollah n’utilisera ses armes qu’en cas d’agression israélienne ? Si Israël attaquait un pays allié du Hezbollah, ce dernier ripostera-t-il à partir du Liban ? » s’est-il interrogé. Négib Mikati a en outre noté que « les divergences actuelles ne sont pas pour faciliter la réussite du dialogue ». « La réactivation de la loi électorale de 1960, même amendée, consacrera le fédéralisme du discours politique et encouragera les propos confessionnels. L’essentiel est d’appliquer Taëf pour étudier ultérieurement, dans le calme, les moyens de combler ses failles », a-t-il conclu.
L’ancien Premier ministre Négib Mikati a affirmé que « le Proche-Orient s’apprête à accueillir des développements majeurs qui ne manqueraient pas d’avoir un impact sur la situation sur le Liban ». « Il pourrait s’agir de la signature d’un accord de paix entre la Syrie et Israël. Et c’est ce que nous souhaitons. Il pourrait s’agir d’une nouvelle guerre, chose que nous redoutons. En attendant, les tensions perdureront au Liban. En 1958, le coup d’État en Irak a mis un terme à l’instabilité au Liban, tout comme l’invasion israélienne en 1982 et l’occupation du Koweït en 1989 », a-t-il ajouté.
« Les Libanais doivent immuniser leur pays face aux conflits régionaux qui ne les concernent pas, a souligné Négib Mikati. Nous devons adopter la neutralité positive, au nom de nos constantes...