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Geagea : Nous n’avons que faire de la « protection » de Sleimane Frangié

Réagissant au drame de Bsarma, le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a commencé par alerter le chef de l’État, le président du Conseil, les ministres concernés et le commandant en chef de l’armée, sur la gravité de la situation, les exhortant à prendre les mesures nécessaires pour les empêcher de dégénérer. Ainsi, M. Geagea a demandé que les attroupements soient interdits, même dans les permanences des différents partis. Toutefois, il a contesté le fait que des accusations infondées soient lancées à l’encontre du député Farid Habib, et que des menaces soient proférées à son rencontre, à savoir que dans la région de Koura, l’homme ne saurait se prévaloir de son immunité parlementaire. M. Geagea s’est demandé « ce que faisait le martyr Youssef Frangié (l’une des deux victimes) à Bsarma, alors que ses fonctions officielles sont celles de chef de la sécurité du domicile de M. Sleimane Frangié, à Bnech’i ». Le chef des FL a également réfuté catégoriquement que le meurtre de Youssef Frangié, dont on dit qu’il fut l’homme qui l’atteignit au bras lors de l’opération d’Ehden (1978), fut prémédité. « Ce passé est désormais révolu pour nous », a insisté le chef des FL, qui a affirmé que les Forces libanaises n’ont que faire de la « protection » que peut leur assurer M. Frangié au Nord, et se prévalant de la seule protection de l’État libanais. M. Geagea a également relevé la contradiction qu’il y a à se plier d’avance aux conclusions de l’enquête, tout en accordant un délai aux enquêteurs. Et de rappeler enfin que, sur le plan judiciaire, ce sont les FL qui attendent, depuis plus d’un an, que la justice éclaircisse les circonstances de la mort de Riad Abi Khattar, assassiné par des éléments armés du Liban-Nord. Pour sa part, M. Farid Habib a protesté contre les menaces proférées par M. Frangié contre lui et a demandé que les « menaces directes » dirigées contre lui-même ou d’autres responsables des Forces libanaises soient considérées comme « une notification » adressée à la justice. « Nous faisons assumer à Sleimane Frangié le mal que pourrait souffrir n’importe lequel de nos camarades », a-t-il lancé. Trois heures avant le crime, a révélé M. Habib, un groupe de militants avait été menacé par des éléments armés des Marada et du PSNS, ce qui les avait poussés, avec Mohsen Nseir, responsable des FL à Bsarma, à porter plainte au poste de la gendarmerie.
Réagissant au drame de Bsarma, le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a commencé par alerter le chef de l’État, le président du Conseil, les ministres concernés et le commandant en chef de l’armée, sur la gravité de la situation, les exhortant à prendre les mesures nécessaires pour les empêcher de dégénérer. Ainsi, M. Geagea a demandé que les attroupements soient interdits, même dans les permanences des différents partis.
Toutefois, il a contesté le fait que des accusations infondées soient lancées à l’encontre du député Farid Habib, et que des menaces soient proférées à son rencontre, à savoir que dans la région de Koura, l’homme ne saurait se prévaloir de son immunité parlementaire.
M. Geagea s’est demandé « ce que faisait le martyr Youssef Frangié (l’une...