Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Dialogue « L’État triomphera et nous ne ferons pas marche arrière », martèle Hariri

Saad Hariri a clairement posé lors d’un iftar, mardi soir, les conditions d’une réconciliation véritable. Celle-ci doit être honorable et ne doit pas impliquer un « changement de position » tant par rapport à son « engagement en faveur de l’État » que par rapport à ses « alliés politiques ». Au cours d’un iftar donné mardi soir, le chef du Courant du futur Saad Hariri a indiqué que l’État restera le plus fort et qu’il ne ploiera pas sous « les agressions, les provocations et les menaces ». Si « nous laissons tomber ce projet d’État, cela voudra dire que nous avons abandonné le projet de développement et de reconstruction ainsi que l’édification d’un État indépendant et moderne », a-t-il relevé. « Nous avons amorcé hier un dialogue sur la base de l’accord de Taëf mais il devient évident que certaines personnes ne veulent pas de ce dialogue, ni de la paix civile ni de la coexistence », a poursuivi M. Hariri. « Ce qu’ils veulent c’est la division et la guerre civile », or Rafic Hariri « nous a appris que le Liban ne peut survivre en l’absence d’unité ». Le député a en outre affirmé que le pays traverse actuellement une période « difficile dont tout le monde est conscient. Il y a ceux qui pensent qu’il est impossible pour les Libanais de coexister à l’aune de la situation qui prévaut actuellement », avant de rappeler que « même au plus fort de la guerre civile, il a été possible de mettre en place l’accord de Taëf. Rafic Hariri a alors conduit un chantier de développement et de reconstruction, d’unité entre les Libanais ». M. Hariri a poursuivi : « Quoi qu’ils essaient de faire, et même s’ils essaient sans relâche de nous éloigner du projet d’édification de l’État, nous ne nous en écarterons pas. Nous ne laisserons pas tomber la ligne du martyr Rafic Hariri. » S’exprimant sur les réconciliations qui ont récemment eu lieu dans différentes régions du pays, le député a qualifié ces initiatives de « réussies », même si certains problèmes sécuritaires subsistent. « Il n’est pas permis qu’à chaque différend politique, les armes soient utilisées car cela mènera à la destruction du Liban », a-t-il également prévenu. Commentant les incidents de Taalabaya, il a affirmé que « certaines personnes n’ont pas intérêt à la réconciliation ». Il a dans ce cadre insisté pour que le coupable soit remis à la justice. « Concernant ma ligne politique, elle demeure claire. Mon choix reste la ligne de Rafic Hariri que je complèterai inchallah avec vous et avec le Courant du futur. » « La réconciliation ne doit pas être déshonorante, il faut qu’elle ait des résultats positifs et qu’elle aide à favoriser la stabilité. Cela ne veut pas dire que Saad Hariri va changer ses positions politiques ou qu’il va changer son engagement en faveur de l’État ou envers ses alliés. Nous ne ferons pas marche arrière », a-t-il aussi indiqué. Revenant sur les événements de mai dernier, le député a relevé qu’il n’aurait pas été difficile de se laisser aller à l’affrontement « armé, et dans l’ensemble des régions concernées ». Mais « en tant que responsables de ce pays et du projet de Rafic Hariri, nous avons refusé de nous laisser happer par la confrontation armée afin d’empêcher la discorde de s’installer, afin de préserver l’unité du pays, son indépendance et la coexistence qui y règne ».
Saad Hariri a clairement posé lors d’un iftar, mardi soir, les conditions d’une réconciliation véritable. Celle-ci doit être honorable et ne doit pas impliquer un « changement de position » tant par rapport à son « engagement en faveur de l’État » que par rapport à ses « alliés politiques ».
Au cours d’un iftar donné mardi soir, le chef du Courant du futur Saad Hariri a indiqué que l’État restera le plus fort et qu’il ne ploiera pas sous « les agressions, les provocations et les menaces ». Si « nous laissons tomber ce projet d’État, cela voudra dire que nous avons abandonné le projet de développement et de reconstruction ainsi que l’édification d’un État indépendant et moderne », a-t-il relevé.
« Nous avons amorcé hier un dialogue sur la base de l’accord de Taëf mais il...