L’OM a pris une belle leçon de réalisme mardi devant Liverpool, mais peut légitimement prétendre se mêler à la course à la qualification pour la 2e phase de l’épreuve.
Des erreurs grossières qui valent buts. Le constat est unanime : Marseille, comme l’explique son capitaine Lorik Cana, a « pris deux buts évitables ». Une balle perdue de Mbami au milieu de terrain et une faute grossière de Zubar sur Babel dans la surface – ce n’est pas sa première bourde – ont immédiatement été transformées en buts par les « Reds », provoquant la première défaite de la saison. À ce niveau-là, toute inattention est rédhibitoire. « Pourtant, nous étions prévenus... », regrette Cana, qui ne veut pas en rajouter. Le coach marseillais Éric Gerets a d’ailleurs assuré qu’il fallait « encourager » Mbami. Mais le milieu Charles Kaboré se tient prêt, tout comme le défenseur central Amine Erbate.
Un jeu de tête insuffisant. Les grands gabarits anglais ne s’y prêtaient guère, mais l’OM a affiché dans ce secteur une certaine insuffisance, d’autant plus mise en lumière par l’abus de longs centres. L’attaquant Mamadou Niang était trop seul à ce jeu, dont sont écartés les « petits » Koné et Valbuena. En la matière, le départ de Cissé a laissé un vide.
Une efficacité offensive en question. Au moins trois occasions franches ratées samedi à Bordeaux en championnat, idem mardi : les attaquants marseillais ont tendance à rater la mire. « Il faut savoir tuer les matches », a averti le président marseillais Pape Diouf sur le site du club. Niang peut s’en vouloir, « Baky » Koné et Karim Ziani aussi. Ils se sont au moins créé des occasions, contrairement à Hatem Ben Arfa, guère inspiré.
De vraies ressources morales. Présent au Vélodrome, une rareté, l’actionnaire principal Robert Louis-Dreyfus, qui est venu saluer les joueurs dans le vestiaire, a tout de même pu mesurer le ressort moral de l’équipe. L’OM a en effet livré une seconde mi-temps pleine, ne renonçant jamais. « Le fossé s’est réduit », par rapport à décembre où Liverpool avait tancé l’OM 4-0, estime le milieu offensif Mathieu Valbuena. « Nous avons vu que nous avons le niveau », corrobore Cana, jugeant que l’équipe actuelle est « la meilleure » de toutes celles qu’il a connues depuis son arrivée en 2005.
Valbuena en bonne voie. Opéré d’une pubalgie en juillet, Valbuena a disputé mardi son deuxième match officiel de la saison. Il ne lui a pas fallu longtemps pour montrer qu’il était sur le chemin de son meilleur niveau, grâce à son sens de la percussion. Il devrait rapidement retrouver une place de titulaire.
Le public moins nombreux mais reconnaissant. Surprise de la soirée : seulement 44 841 personnes ont assisté au match, pour une capacité de 57 000 places. La diffusion sur TF1 n’explique pas tout. Si les « packs Europe » ont tous été vendus dans les virages, les prix au guichet pour les tribunes centrales – minimum 70 euros – ont sans doute refroidi les envies. « Cela m’a surpris. Les billets étaient peut-être trop chers, il faut faire un travail là-dessus », a lancé Cana. « Nous ne sommes pas inquiets », a cependant estimé Corinne Gensollen, directrice des opérations de l’OM, sans nier le « contexte économique », mais en expliquant ce chiffre par le fait notamment « que la durée de mise en vente a été assez courte » et rappelant que les tarifs pour les réceptions d’Eindhoven et Atletico Madrid, non classés matches de gala, seront inférieurs (premier prix en centrales à 45 euros). En revanche, le public, parfois boudeur l’an dernier, n’a pas mégoté son soutien, applaudissant en fin de match malgré la défaite.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’OM a pris une belle leçon de réalisme mardi devant Liverpool, mais peut légitimement prétendre se mêler à la course à la qualification pour la 2e phase de l’épreuve.
Des erreurs grossières qui valent buts. Le constat est unanime : Marseille, comme l’explique son capitaine Lorik Cana, a « pris deux buts évitables ». Une balle perdue de Mbami au milieu de terrain et une faute grossière de Zubar sur Babel dans la surface – ce n’est pas sa première bourde – ont immédiatement été transformées en buts par les « Reds », provoquant la première défaite de la saison. À ce niveau-là, toute inattention est rédhibitoire. « Pourtant, nous étions prévenus... », regrette Cana, qui ne veut pas en rajouter. Le coach marseillais Éric Gerets a d’ailleurs assuré qu’il fallait « encourager » Mbami....