Souhaid proteste contre la remise des clés du sanctuaire proche de l’église du Rosaire au général Michel Aoun et demande que celle-ci soit restituée
au patriarcat.
L’affaire de l’église Notre-Dame du Rosaire à Lassa, construite à proximité d’un sanctuaire chiite et qui avait été réglée par le CPL et le Hezbollah en remettant les clés de l’église au général Michel Aoun, a fait réagir hier l’ancien député de la région, Farès Souhaid. Dans une conférence de presse tenue à Kartaba, en présence de sa mère Nouhad Souhaid, de Mgr Youssef Sokhn et du curé de Lassa, Gebrayel Hatem, l’ancien député Farès Souhaid a violemment condamné ce qui s’est passé dernièrement dans ce village du jurd de Jbeil. Souhaid a commencé par rappeler que les habitants du caza n’ont jamais traité les chiites de la région comme une minorité et ont toujours respecté la coexistence, même pendant la guerre lorsque les Kataëb puis les Forces libanaises contrôlaient le secteur. Il a ensuite jugé inadmissible l’agression contre la nouvelle église du village, Notre-Dame du Rosaire, construite récemment, car l’ancienne était devenue trop petite pour les habitants. Selon Souhaid, le village de Lassa a une superficie de 4 millions de m2, dont l’Église maronite possède 3 millions. C’est sur ces terrains que la nouvelle église a donc été construite et malgré cela, un cheikh proche du Hezbollah a choisi ce lieu pour installer son tapis de prière et son Coran. En 2001, toujours selon Souhaid, il avait lui-même réglé la question en contactant le responsable du Hezbollah, Ghaleb Abou Zeinab.
Mais le même cheikh est revenu à la charge et cette fois, c’est le général Michel Aoun qui est intervenu. Souhaid estime, à cet égard, que cette intervention est sans doute utile, mais il serait préférable de remettre l’église à ses propriétaires légaux, à savoir le patriarcat maronite. Il a ensuite évoqué l’incident de dimanche, lorsque deux charges explosives ont été trouvées à proximité de l’église où le curé Gebrayel Hatem devait célébrer la messe à 17h. Les services de sécurité ont désamorcé les deux charges, mais l’office religieux a été annulé. Selon Souhaid, ce genre de procédés n’est pas dans les habitudes des habitants de la région, qui ont toujours prôné la coexistence. Souhaid se demande même si, après avoir suscité la discorde entre les sunnites et les chiites, c’est une discorde entre les maronites et les chiites qu’on cherche à provoquer, appelant le président de la République, originaire de cette région, à s’occuper personnellement de cette affaire.
De son côté, après un entretien avec le général Michel Aoun à Rabieh, Ghaleb Abou Zeinab a évoqué cette question, accusant « l’autre camp » d’exploiter politiquement l’incident. Selon le cadre du Hezbollah, certains cherchent à provoquer des conflits, à l’heure où les réconciliations se multiplient. Il a relevé que la région de Jbeil s’est toujours distinguée par un climat de coexistence, même dans les pires moments de la guerre, « et voilà que soudain, certains veulent à tout prix nous faire croire qu’il y a un grave problème à Lassa », a déclaré Abou Zeinab.
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au patriarcat.
L’affaire de l’église Notre-Dame du Rosaire à Lassa, construite à proximité d’un sanctuaire chiite et qui avait été réglée par le CPL et le Hezbollah en remettant les clés de l’église au général Michel Aoun, a fait réagir hier l’ancien député de la région, Farès Souhaid. Dans une conférence de presse tenue à Kartaba, en présence de sa mère Nouhad Souhaid, de Mgr Youssef Sokhn et du curé de Lassa, Gebrayel Hatem, l’ancien député Farès Souhaid a violemment condamné ce qui s’est passé dernièrement dans ce village du jurd de Jbeil. Souhaid a commencé par rappeler que les habitants du caza n’ont jamais traité les chiites de...