Iran
Khatami critique les « slogans agressifs » d’Ahmadinejad
le 15 septembre 2008 à 00h00
À moins d’un an de la
présidentielle, les candidats
potentiels haussent le ton
L’ancien président réformateur iranien, Mohammad Khatami, a de nouveau critiqué son successeur ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad en affirmant que « les slogans agressifs et vifs donnent des prétextes à l’ennemi pour porter atteinte au pays », rapportait hier le quotidien modéré Kargozaran. M. Ahmadinejad affirme régulièrement que les États-Unis et Israël vont disparaître, et a mis également en doute la réalité et l’ampleur de l’holocauste. « La lutte contre l’oppression (terme qualifiant les États-Unis, NDLR) ne signifie pas augmenter les coûts (économiques et politiques, NDLR) pour le pays », a ajouté l’ancien président. Il a aussi accusé son successeur de donner des « chiffres irréels » sur son bilan économique. De nombreux partis et personnalités du camp réformateur ont appelé M. Khatami à se porter candidat pour la prochaine présidentielle prévue le 12 juin 2009. « Si je devais ne pas me présenter, je dirais très clairement et de manière transparente les raisons. Ma décision est presque prise, mais je l’annoncerai le moment venu », a-t-il déclaré.
Ces derniers jours, d’autres critiques ont également visé le président Ahmadinejad. L’ancien négociateur du dossier nucléaire iranien, Hassan Rohani, candidat potentiel à la présidentielle, l’a accusé d’avoir raté au cours des trois dernières années des « occasions en or » par sa mauvaise gestion et ses slogans. M. Rohani a également insisté sur la dégradation de la « situation financière et bancaire » et un renchérissement de « 20 à 30 % du coût des importations » à cause des sanctions internationales adoptées contre l’Iran après son refus de suspendre son programme nucléaire controversé. M. Rohani a insisté sur la nécessité d’une « politique d’entente » avec le monde extérieur et la nécessité de faire sortir le dossier nucléaire iranien du Conseil de sécurité, qui a déjà adopté quatre résolutions contre l’Iran.
Parallèlement, les députés iraniens ont lancé hier une nouvelle offensive contre Esfandiar Rahim Mashaie, un adjoint du président, qui avait affirmé que son pays était « ami avec le peuple israélien ». Quelque 146 députés, sur 252 présents, ont voté une procédure d’urgence pour que le Parlement se prononce dans les jours qui viennent sur une proposition de loi qui ferait passer l’Organisation du tourisme, dirigée par M. Mashaie, de la tutelle présidentielle à celle du ministre de la Culture. Le tout permettrait d’obtenir plus facilement son départ. Outre les députés, plusieurs dignitaires religieux ont également demandé le départ du vice-président. Mais le président Ahmadinejad, dont le fils a épousé la fille de M. Mashaie, fait pour le moment la sourde oreille.
À moins d’un an de la
présidentielle, les candidats
potentiels haussent le ton
L’ancien président réformateur iranien, Mohammad Khatami, a de nouveau critiqué son successeur ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad en affirmant que « les slogans agressifs et vifs donnent des prétextes à l’ennemi pour porter atteinte au pays », rapportait hier le quotidien modéré Kargozaran. M. Ahmadinejad affirme régulièrement que les États-Unis et Israël vont disparaître, et a mis également en doute la réalité et l’ampleur de l’holocauste. « La lutte contre l’oppression (terme qualifiant les États-Unis, NDLR) ne signifie pas augmenter les coûts (économiques et politiques, NDLR) pour le pays », a ajouté l’ancien président. Il a aussi accusé son successeur de donner des « chiffres irréels » sur son bilan...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.