Amérique latine
L’espoir de pacification en Bolivie ne tient qu’à un fil
le 15 septembre 2008 à 00h00
L’espoir de pacification en Bolivie ne tenait qu’à un fil hier après les violences dans le pays, où le président Evo Morales a renforcé la présence de l’armée dans les régions tenues par l’opposition, qui a menacé de rompre le dialogue en cas de nouvelle victime.
Les gouverneurs des cinq provinces rebelles ont accepté, à cette seule condition, d’envoyer leur porte-parole, Mario Cossio, gouverneur de la région de Tarija (Sud), reprendre des négociations au palais présidentiel de La Paz, après des affrontements qui ont fait 18 morts et une centaine de blessés.
Ces provinces riches rejettent le projet de Constitution socialiste et le projet de réforme agraire que M. Morales veut faire adopter par référendum dans le pays le plus pauvre d’Amérique du Sud.
« S’il y a un seul mort, un seul blessé, ce sera la rupture de toute possibilité de dialogue », a averti Ruben Costas, le gouverneur de Santa Cruz (Est), où se tenait la réunion des gouverneurs.
Cet ultimatum n’a toutefois guère de chance de mettre fin à la confusion qui règne en Bolivie où l’état de siège, instauré par le président Evo Morales dans la région de Pando (Nord) et décrié par les gouverneurs, n’a pas permis d’enrayer la vague de violence.
Des bandes armées ont également multiplié les accrochages avec les forces de l’ordre dans cette région amazonienne, où les accès étaient coupés. L’armée y a renforcé ses effectifs pour déloger des groupes radicaux des bâtiments publics et mettre fin aux pillages. Elle a en outre reçu l’ordre d’arrêter le gouverneur de la région rebelle de Pando, accusé d’avoir violé l’état de siège imposé par le président.
La crise a ravivé les tensions ethniques dans ce pays fracturé entre les partisans du chef de l’État, en majorité des paysans pauvres des Andes, et la population métisse ou blanche qui vit dans les plaines de l’Est et du Sud où sont concentrés les terres fertiles et les hydrocarbures. Loin d’apaiser le climat, le chef de l’État a galvanisé ses partisans, les appelant à « mourir pour la patrie » et dénonçant une tentative de « coup d’État fasciste et raciste ».
L’espoir de pacification en Bolivie ne tenait qu’à un fil hier après les violences dans le pays, où le président Evo Morales a renforcé la présence de l’armée dans les régions tenues par l’opposition, qui a menacé de rompre le dialogue en cas de nouvelle victime.
Les gouverneurs des cinq provinces rebelles ont accepté, à cette seule condition, d’envoyer leur porte-parole, Mario Cossio, gouverneur de la région de Tarija (Sud), reprendre des négociations au palais présidentiel de La Paz, après des affrontements qui ont fait 18 morts et une centaine de blessés.
Ces provinces riches rejettent le projet de Constitution socialiste et le projet de réforme agraire que M. Morales veut faire adopter par référendum dans le pays le plus pauvre d’Amérique du Sud.
« S’il y a un seul mort, un seul blessé, ce sera...
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