Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Russie Dmitri Medvedev tente d’enrayer la panique des investisseurs

Le président russe Dmitri Medvedev a pour la deuxième fois en deux jours volé au secours d’un marché financier russe plongé en pleine crise de confiance par la mauvaise conjoncture mondiale et par le conflit en Géorgie, sans parvenir à lever le doute chez les investisseurs. « Le gouvernement et la Banque centrale doivent faire tout ce qu’ils peuvent pour assurer l’entrée de nouvelles ressources financières sur le marché. C’est absolument évident et il faut le faire », a-t-il déclaré lors d’une réunion consacrée aux questions financières. Faute de telles mesures, les flux de capitaux, déséquilibrés, pourraient « créer des problèmes pour la liquidité bancaire, accroître les risques d’inflation ou provoquer une surchauffe exagérée de l’économie », a-t-il prévenu, alors que ces trois sujets donnent déjà du fil à retordre à l’économie russe, selon les analystes. Mercredi déjà, le président russe avait tenté de réconforter des investisseurs désemparés par l’accumulation de mauvaises nouvelles qui accablent le pays : débâcle des cours du pétrole, dont la Russie est très dépendante, dégradation à vue d’œil de l’économie américaine, et surtout un bras de fer entre la Russie et l’Occident qui ne semble pas près de s’apaiser. Le résultat de ces craintes se fait chaque jour plus visible : le principal indice de la Bourse de Moscou, le RTS, a dévissé de 47 % depuis son plus haut en mai, et de 29 % depuis le début du conflit en Géorgie le 7 août. Le rouble s’est lui aussi dangereusement affaibli face au dollar depuis quelques semaines. Les investisseurs étrangers ont rapatrié plusieurs milliards de dollars au mois d’août et les entreprises russes ont de plus en plus de mal à décrocher des prêts pour refinancer leur activité. « La situation sur le marché de la dette est déjà très compliquée. Les entreprises ont de plus en plus de problèmes de liquidités. Ces derniers temps, on a déjà assisté à plusieurs cas de cessation de paiement », soulignent les analystes de la société d’investissement russe Univer. Dans ce contexte morose, la seconde intervention du président russe n’a guère eu plus d’effet que la première : le RTS a clôturé jeudi en baisse de 2,72 %, après -4,36 % la veille. M. Medvedev a répété que la tempête que traverse actuellement la Bourse russe était, selon lui, « un phénomène temporaire, qui ne reflète pas l’état objectif de l’économie ». « Le marché boursier russe demeure très prometteur pour les investissements et les investisseurs sérieux comprennent cela », a-t-il ajouté. Mercredi, il avait promis qu’en prenant les bonnes mesures, le gouvernement parviendrait à faire remonter les indices boursiers « aux niveaux que nous avions au début de l’année ». « Au cours des six dernières années, notre économie a conservé sa stabilité macroéconomique et atteint des rythmes de croissance du PIB élevé. Cette année, nous attendons environ 8 % », a-t-il ajouté, alors que le service fédéral des statistiques Rosstat a annoncé mercredi que la croissance russe avait ralenti à 7,5 % au deuxième trimestre, soit un point de moins que sur les trois mois précédents. Le président de la Banque centrale russe, Sergueï Ignatiev, a de son côté assuré qu’« en ce qui concerne la situation sur les marchés des changes, la Banque centrale (la) contrôle totalement ». « Nous disposons pour cela de toutes les possibilités », a-t-il dit en allusion aux gigantesques réserves de devises dont dispose la Banque, les troisièmes au monde.
Le président russe Dmitri Medvedev a pour la deuxième fois en deux jours volé au secours d’un marché financier russe plongé en pleine crise de confiance par la mauvaise conjoncture mondiale et par le conflit en Géorgie, sans parvenir à lever le doute chez les investisseurs.
« Le gouvernement et la Banque centrale doivent faire tout ce qu’ils peuvent pour assurer l’entrée de nouvelles ressources financières sur le marché. C’est absolument évident et il faut le faire », a-t-il déclaré lors d’une réunion consacrée aux questions financières. Faute de telles mesures, les flux de capitaux, déséquilibrés, pourraient « créer des problèmes pour la liquidité bancaire, accroître les risques d’inflation ou provoquer une surchauffe exagérée de l’économie », a-t-il prévenu, alors que ces trois sujets...