Le général américain David Petraeus, commandant de la coalition en Irak et artisan de l’amélioration de la sécurité, a estimé hier que des « désaccords politiques » pourraient très bien ruiner les « progrès » des derniers mois. « Parmi les dangers qui pourraient ruiner les progrès accomplis en matière de sécurité, il y aurait une renaissance d’el-Qaëda, un retour des groupes spéciaux (miliciens extrémistes chiites soutenus et armés par l’Iran) ou des désaccords politiques dégénérant en violence dans la rue », a déclaré à l’AFP le commandant des forces armées de la coalition en Irak. Le général Petraeus tirait ainsi le bilan de 19 mois passés à Bagdad. Il doit passer le relais le 16 septembre à son bras droit, le général Raymond Odierno, et devenir le chef du commandement central pour toutes les opérations militaires au Moyen-Orient et en Asie centrale.
L’État devrait venir en aide
aux femmes kamikazes, affirme
une ministre irakienne
La ministre irakienne des Affaires féminines Nawal al-Samarraï a appelé hier le gouvernement à prendre des mesures pour venir en aide et soigner les femmes arrêtées avant d’avoir pu commettre un attentat-suicide pour le compte de groupes insurgés, el-Qaëda notamment. « Les groupes terroristes menacent, intimident ces jeunes filles pour qu’elles commettent des actes criminels », a déclaré Mme Samarraï dans un communiqué. « Les femmes qui n’ont pas de sang sur les mains devraient avoir droit à du soutien et de l’attention », a ajouté la ministre des Affaires féminines. Selon elle, les femmes kamikazes ont subi « des lavages de cerveau, qui les ont rendues suffisamment désespérées pour exécuter des missions-suicide ».
Le Japon va cesser sa mission
de soutien logistique en Irak
Le Japon va arrêter une petite mission aérienne d’appui logistique à la coalition sous égide américaine en Irak, ce qui mettra fin à l’implication militaire de l’archipel dans ce pays, débutée en 2004. « Le gouvernement japonais a décidé de s’atteler à mettre fin à la mission des Forces aériennes d’autodéfense en Irak d’ici à la fin de l’année », a déclaré hier le ministre des Affaires étrangères, Masahiko Komura, lors d’une conférence de presse. Depuis 2004, des avions militaires japonais C-130 basés au Koweït acheminent du personnel et du fret en Irak pour le compte de la coalition menée par les États-Unis et pour les Nations unies. Une loi spéciale votée par le Parlement japonais pour autoriser cette mission expire en juillet 2009. « Après des consultations suivies avec l’Irak, nous en sommes venus à penser que la situation sur place s’était peu à peu améliorée et que nous parvenions peu à peu à remplir les objectifs de la loi spéciale sur l’Irak » votée au Japon, a expliqué M. Komura.
Accord USA-Irak : Bagdad attend
toujours la réponse de Washington
Les négociateurs irakiens attendent toujours une réponse des États-Unis sur le projet d’accord définissant le futur statut des troupes américaines en Irak, a indiqué hier le vice-Premier ministre Barham Saleh. « Les négociations sont dans leur dernière ligne droite et la partie irakienne attend de la partie américaine des réponses sur plusieurs points que le gouvernement irakien a soulevés », a déclaré M. Saleh. Auparavant, Ali al-Adeeb, un député proche du Premier ministre Nouri al-Maliki, avait exprimé l’impatience des négociateurs irakiens. « Jusqu’à maintenant, la partie américaine n’a pas répondu à nos objections. Nous attendons des négociateurs américains qu’ils répondent à nos propositions », avait souligné M. Adeeb, du parti Dawa, le parti du chef du gouvernement. Washington avait demandé un délai de 10 jours aux Irakiens pour pouvoir répondre à leurs propositions concernant les points litigieux de l’accord. Ce délai a expiré samedi dernier.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le général américain David Petraeus, commandant de la coalition en Irak et artisan de l’amélioration de la sécurité, a estimé hier que des « désaccords politiques » pourraient très bien ruiner les « progrès » des derniers mois. « Parmi les dangers qui pourraient ruiner les progrès accomplis en matière de sécurité, il y aurait une renaissance d’el-Qaëda, un retour des groupes spéciaux (miliciens extrémistes chiites soutenus et armés par l’Iran) ou des désaccords politiques dégénérant en violence dans la rue », a déclaré à l’AFP le commandant des forces armées de la coalition en Irak. Le général Petraeus tirait ainsi le bilan de 19 mois passés à Bagdad. Il doit passer le relais le 16 septembre à son bras droit, le général Raymond Odierno, et devenir le chef du commandement central pour toutes...