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Immobilier Bassil dénonce une implantation déguisée par le biais d’achat de terrains

Le ministre des Télécommunications, Gebran Bassil, a tenu hier une conférence de presse pour évoquer la question épineuse de l’achat de terrains par des étrangers au Liban. M. Bassil a d’abord vivement critiqué l’examen de cette question par le Conseil des ministres dans sa séance de mardi, précisant qu’il faudrait amender la loi sur la propriété des étrangers. Il a ainsi expliqué que cette loi autorise en principe la vente de 3 % du territoire de chaque caza et 10 % à Beyrouth. Ce qui porte la superficie totale qui peut être vendue à des étrangers à 330 km2. Or, selon Bassil, la superficie exploitable du pays est de 780 km2. Ce qui fait que si l’on vend aux étrangers la superficie autorisée par la loi, près de 40 % de la superficie exploitable du pays seront entre les mains de non-Libanais. Pour le ministre, c’est une proportion énorme et inacceptable. Il a donc critiqué le peu d’intérêt que porte le Conseil des ministres à ce sujet très délicat et dénoncé la détermination de certains à faciliter les transactions immobilières avec les étrangers. Tout en relevant le fait que certaines transactions se concluent par le biais de prête-noms pour dissimuler la véritable identité des bénéficiaires de la vente, M. Bassil a évoqué le danger de procéder ainsi à une implantation déguisée des Palestiniens, en commençant par vendre la terre sous couvert de prête-noms libanais. Le ministre des Télécommunications a rappelé aux Libanais que la préservation de la terre est aussi importante que celle de la population, ajoutant que les composantes d’une patrie sont au nombre de trois : la terre, le peuple et l’État. Si l’une d’elles manque, c’est l’ensemble de la patrie qui est menacé. Il a donc demandé que cesse la vente de terrains aux étrangers pour éviter une réédition de ce qui s’est passé en Palestine. Selon M. Bassil, il existe actuellement deux logiques au sein du pouvoir, celle des intérêts personnels et celle des intérêts publics. Il a enfin invité les parties concernées à faire leur choix : soit elles respectent les lois, soit elles décident de les violer. Il a conclu en déclarant que le CPL a formé une commission qui sera chargée d’élaborer un projet d’amendement de la loi sur la propriété des étrangers.
Le ministre des Télécommunications, Gebran Bassil, a tenu hier une conférence de presse pour évoquer la question épineuse de l’achat de terrains par des étrangers au Liban. M. Bassil a d’abord vivement critiqué l’examen de cette question par le Conseil des ministres dans sa séance de mardi, précisant qu’il faudrait amender la loi sur la propriété des étrangers. Il a ainsi expliqué que cette loi autorise en principe la vente de 3 % du territoire de chaque caza et 10 % à Beyrouth. Ce qui porte la superficie totale qui peut être vendue à des étrangers à 330 km2. Or, selon Bassil, la superficie exploitable du pays est de 780 km2. Ce qui fait que si l’on vend aux étrangers la superficie autorisée par la loi, près de 40 % de la superficie exploitable du pays seront entre les mains de non-Libanais. Pour le...