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Actualités - Analyse

Les Occidentaux formels : L’État hébreu attaquera, tôt ou tard, le Liban

Selon des sources diplomatiques occidentales en poste à Beyrouth, les menaces israéliennes contre le Liban ne devraient pas se concrétiser dans un proche avenir. Et si Israël devait attaquer le Liban, ce ne serait pas avant l’automne. Les mêmes sources estiment que les menaces adressées par le ministre de la Défense israélien Ehud Barak sur la capacité de l’armée israélienne de mener une guerre victorieuse contre le Hezbollah sont irréalistes. D’ailleurs, les mêmes sources ajoutent qu’à force de les répéter, elles perdent leur crédibilité. Les sources diplomatiques occidentales rappellent que Barak avait affirmé lui-même le contraire au président égyptien Hosni Moubarak au cours de leur dernière rencontre avant la visite du ministre égyptien des AE à Beyrouth. Tout comme il avait répété la même chose au ministre français des AE Bernard Kouchner qui s’était rendu il y a une dizaine de jours à Tel-Aviv. Un des ambassadeurs des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité avait même qualifié les propos de Barak dans lesquels il sommait le Hezbollah de ne pas « tester la force » de l’armée israélienne « d’hallucination ». Les diplomates occidentaux placent donc les menaces israéliennes dans le cadre des surenchères politiques internes et estiment que lorsque Barak a mis en évidence le développement de l’arsenal du Hezbollah au-delà de la limite du Litani, il pensait à une frappe israélienne derrière la zone de déploiement de la Finul, au Sud et dans la Békaa-Ouest. Mais le plan élaboré dans ce but a été rejeté par la plupart des généraux israéliens qui estiment que leur armée n’est pas encore prête pour une telle attaque. Les mêmes sources diplomatiques estiment qu’une attaque israélienne contre le Liban est peu probable au cours des prochaines semaines pour les raisons suivantes : 1- La poursuite des négociations indirectes entre la Syrie et Israël par le biais de la Turquie. Les deux parties savent qu’une agression contre le Liban serait de nature à les suspendre immédiatement. 2- L’élection d’un nouveau président au sein du parti Kadima le 17 septembre. Une fois le parti doté d’un nouveau président, Ehud Olmert devrait quitter la présidence du Conseil et Israël sera occupé par ses problèmes politiques internes. 3- Les divergences internes au sein de l’armée israélienne entre des généraux qui estiment que les unités israéliennes ont besoin d’un surplus d’entraînement pour affronter les combattants du Hezbollah et d’autres qui pensent qu’il faut attaquer avant que le parti ne se renforce encore plus. Les critiques des généraux opposés à une attaque dans l’immédiat sont régulièrement publiées dans la presse. Ainsi le général Moshe Soukonik, chargé d’entraîner l’unité du Nord qui assure le relais entre le commandement militaire et les militaires déployés sur le terrain, a estimé que les moyens accordés et les entraînements donnés sont encore insuffisants. 4- Enfin, les sources diplomatiques occidentales estiment qu’une frappe israélienne contre l’Iran est pour le moment peu envisageable pour les mêmes raisons déjà évoquées, d’autant que la réaction à un tel bombardement n’est pas encore connue et que le Hezbollah pourrait bien riposter dans la profondeur israélienne. Les sources diplomatiques occidentales s’empressent toutefois de préciser que si une attaque israélienne contre les positions du Hezbollah est peu probable au cours des prochaines semaines, cela ne signifie pas qu’elle est impossible. Au contraire. Israël, dans son double commandement politique et militaire, est très inquiet pour sa sécurité de la puissance de feu du Hezbollah. Il avait pourtant espéré que la résolution 1701 serait un moyen d’affaiblir le parti et de réduire sa capacité militaire, au moins dans la région au sud du Litani. Or, cette capacité n’est pas réduite, estiment les responsables israéliens, et le Hezbollah a désormais installé des missiles antiaériens capables de toucher les avions israéliens lorsqu’ils survolent le ciel libanais. À ces reproches, les Nations unies répondent en rappelant qu’Israël viole aussi les dispositions de la résolution 1701 en continuant d’occuper une partie du territoire libanais et en survolant son espace aérien. Ces violations de part et d’autre constituent une des raisons pour lesquelles le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas encore décrété un cessez-le-feu au Liban, se contentant d’une cessation des hostilités. Les sources diplomatiques occidentales en poste à Beyrouth appellent les Libanais à profiter de ce court répit pour consolider la stabilité interne. Elles ajoutent que cette stabilité interne est indispensable pour pouvoir affronter une nouvelle agression israélienne éventuelle qui, ajoutent les mêmes sources, se produira tôt ou tard... Khalil FLEYHANE
Selon des sources diplomatiques occidentales en poste à Beyrouth, les menaces israéliennes contre le Liban ne devraient pas se concrétiser dans un proche avenir. Et si Israël devait attaquer le Liban, ce ne serait pas avant l’automne.
Les mêmes sources estiment que les menaces adressées par le ministre de la Défense israélien Ehud Barak sur la capacité de l’armée israélienne de mener une guerre victorieuse contre le Hezbollah sont irréalistes. D’ailleurs, les mêmes sources ajoutent qu’à force de les répéter, elles perdent leur crédibilité. Les sources diplomatiques occidentales rappellent que Barak avait affirmé lui-même le contraire au président égyptien Hosni Moubarak au cours de leur dernière rencontre avant la visite du ministre égyptien des AE à Beyrouth. Tout comme il avait répété la même chose...