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Zone euro Trichet : « La lutte contre l’inflation est la meilleure arme contre la crise »

Une politique monétaire axée sur la lutte contre l’inflation est la meilleure arme dont dispose la Banque centrale européenne pour faire face à la crise financière et la volatilité des prix des matières premières, a estimé hier son président. « Nous sommes engagés à assurer la stabilité des prix et nous ferons ce qui est nécessaire » pour remplir cet objectif, a déclaré Jean-Claude Trichet lors d’une conférence organisée par le Centre d’études financières à Francfort (Ouest). La politique monétaire doit « garder une idée claire de la direction » à suivre, a-t-il ajouté, en particulier en ces temps difficiles marqués par les turbulences financières, qui ont commencé l’été dernier, et la hausse des prix des matières premières. À ses yeux, le mandat de la BCE, tel qu’il est défini dans le traité de Maastricht et qui donne la priorité à la stabilité des prix, est idéalement adapté pour répondre aux défis actuels. La mission de maintenir les prix stables est « claire et sans ambiguïté », a renchéri le chef économiste de la BCE Jürgen Stark lors de la même conférence et il convient de continuer sur cette voie malgré les « sirènes (...) qui demandent que nous subordonnions ce devoir à d’autres considérations ». La France a plus d’une fois reproché à la BCE de donner priorité à la lutte contre l’inflation au détriment de l’économie. Le ministre belge des Finances, Paul Reynders, a lui aussi invité jeudi la BCE à réfléchir « à terme » à une baisse de taux pour aider la croissance. « L’inflation reste à un niveau inquiétant et les tensions financières persistent », a poursuivi M. Stark. « Les défis pour la politique monétaire s’intensifient plutôt qu’ils ne s’apaisent », a martelé l’Allemand. Les responsables de la BCE se sont ainsi de nouveau employés à décourager les espoirs d’une éventuelle baisse de taux directeurs dans un futur proche pour soutenir une économie menacée de récession. La veille, le conseil des gouverneurs avait décidé de laisser le principal taux inchangé à 4,25 %, son niveau depuis juillet, et le Français avait laissé entendre que le statu quo se prolongerait encore pour un bon moment malgré une conjoncture en panne. De nombreux économistes parient sur un assouplissement des taux seulement dans la première moitié de 2009.
Une politique monétaire axée sur la lutte contre l’inflation est la meilleure arme dont dispose la Banque centrale européenne pour faire face à la crise financière et la volatilité des prix des matières premières, a estimé hier son président.
« Nous sommes engagés à assurer la stabilité des prix et nous ferons ce qui est nécessaire » pour remplir cet objectif, a déclaré Jean-Claude Trichet lors d’une conférence organisée par le Centre d’études financières à Francfort (Ouest).
La politique monétaire doit « garder une idée claire de la direction » à suivre, a-t-il ajouté, en particulier en ces temps difficiles marqués par les turbulences financières, qui ont commencé l’été dernier, et la hausse des prix des matières premières.
À ses yeux, le mandat de la BCE, tel qu’il est défini dans...