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Thaïlande Le Premier ministre exclut une démission et l’état d’urgence

Le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej a assuré hier qu’il ne démissionnerait pas et qu’il n’imposerait pas l’état d’urgence pour mettre fin aux manifestations ayant abouti à l’occupation du siège du gouvernement et à la fermeture d’aéroports. M. Samak a convoqué une séance spéciale du Parlement hier en raison de la gravité de la situation. L’occupation du complexe abritant les bureaux du Premier ministre à Bangkok s’est poursuivie, pour la sixième journée consécutive. La police a déclaré qu’entre 14 000 et 17 000 opposants y restaient barricadés. « Nous ne pouvons laisser cette situation se poursuivre », a estimé M. Samak, 73 ans, qui n’est pas présent sur place. « Cela doit s’arrêter, mais je n’entreprendrai aucune action susceptible de créer un climat défavorable », a-t-il jugé. Il a déploré que les manifestants aient ignoré jusqu’ici les appels du gouvernement, qui a exclu un recours à la force, ainsi que deux injonctions de la justice. Des milliers d’opposants regroupés au sein de l’Alliance du peuple pour la démocratie (PAD) – coalition hétéroclite de militants nationalistes, royalistes, syndicalistes – occupent depuis mardi le siège du gouvernement. Exigeant le départ de M. Samak, ils ont également contraint vendredi les autorités à fermer trois aéroports, dont celui de Phuket, île prisée des touristes dans le Sud, dont ils avaient envahi les pistes. Samedi, le Premier ministre s’est rendu dans la station balnéaire de Hua Hin pour une audience avec le roi Bhumibol Adulyadej et, hier, il a cherché à dissiper des rumeurs sur un changement de cap. « La presse s’attendait à ce que je démissionne après l’audience (royale). Je vous avais dit avant que je ne démissionnerai pas. Je resterai pour administrer ce pays. » Hier, un millier de partisans du pouvoir se sont rassemblés devant le Parlement pour apporter leur soutien à M. Samak avant le débat spécial et la session conjointe de la Chambre des représentants et du Sénat. Un peu plus tard, on a appris que les aéroports de Phuket et Krabi avaient rouvert. Celui de Hat Yai, plus au sud, avait repris ses activités dès samedi. En revanche, le trafic ferroviaire restait perturbé par des débrayages, selon un responsable des Chemins de fer.
Le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej a assuré hier qu’il ne démissionnerait pas et qu’il n’imposerait pas l’état d’urgence pour mettre fin aux manifestations ayant abouti à l’occupation du siège du gouvernement et à la fermeture d’aéroports. M. Samak a convoqué une séance spéciale du Parlement hier en raison de la gravité de la situation.
L’occupation du complexe abritant les bureaux du Premier ministre à Bangkok s’est poursuivie, pour la sixième journée consécutive. La police a déclaré qu’entre 14 000 et 17 000 opposants y restaient barricadés. « Nous ne pouvons laisser cette situation se poursuivre », a estimé M. Samak, 73 ans, qui n’est pas présent sur place. « Cela doit s’arrêter, mais je n’entreprendrai aucune action susceptible de créer un climat défavorable »,...