Rechercher
Rechercher

Actualités

Banque Le Crédit agricole s’extrait péniblement du bourbier des « subprimes »

La première banque française Crédit agricole a annoncé hier un profit de seulement 76 millions d’euros au second trimestre, évitant de peu la perte grâce à ses métiers historiques alors que Calyon, sa banque de financement et d’investissement, reste lourdement déficitaire. Ce résultat, en baisse de 94 % sur un an, a pourtant été accueilli en fanfare à la Bourse de Paris qui s’attendait à une mauvaise surprise. L’action Crédit agricole, qui a perdu 37 % depuis le 1er janvier, « apparaît bon marché pour une banque qui est maintenant bien capitalisée », ont justifié les analystes de la Deutsche Bank (DB) dans une note. La banque verte a réussi en juin à boucler une augmentation de capital de 5,9 milliards d’euros qui lui a permis de renforcer sa solidité financière. En outre, « le marché a le sentiment qu’en termes de dépréciations, une page a été tournée », a confié à l’AFP un analyste parisien qui a requis l’anonymat. L’agence de notation financière Moody’s a toutefois placé sous surveillance les notes de dette à long terme et de solidité financière du groupe ainsi que de ses filiales LCL et Calyon. Calyon a enregistré de nouvelles dépréciations d’actifs de 1,1 milliard d’euros (693 millions après impôt), portant la facture brute de la crise des crédits immobiliers américains à risque (« subprime ») à 6,5 milliards d’euros, ce qui fait du Crédit agricole la banque française la plus touchée. En conséquence, elle accuse une perte de 855 millions sur le trimestre et de 1,650 milliard sur le semestre. S’agissant des performances opérationnelles, « le seul motif de soulagement provient du réseau de banque de détail LCL, qui a dégagé de bons résultats (avec une hausse des revenus de 3,1 %, NDLR) sans que la qualité du crédit ne semble se détériorer pour autant », ont commenté les analystes de la DB.
La première banque française Crédit agricole a annoncé hier un profit de seulement 76 millions d’euros au second trimestre, évitant de peu la perte grâce à ses métiers historiques alors que Calyon, sa banque de financement et d’investissement, reste lourdement déficitaire. Ce résultat, en baisse de 94 % sur un an, a pourtant été accueilli en fanfare à la Bourse de Paris qui s’attendait à une mauvaise surprise.
L’action Crédit agricole, qui a perdu 37 % depuis le 1er janvier, « apparaît bon marché pour une banque qui est maintenant bien capitalisée », ont justifié les analystes de la Deutsche Bank (DB) dans une note. La banque verte a réussi en juin à boucler une augmentation de capital de 5,9 milliards d’euros qui lui a permis de renforcer sa solidité financière. En outre, « le marché a le...