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Afghanistan L’opposition à Kaboul réclame une conférence avec les talibans

La période critique que traverse l’Afghanistan nécessite la tenue d’une conférence internationale en présence des insurgés talibans, a estimé hier le principal groupe d’opposition à Kaboul. « Nous sommes arrivés à un point très dangereux et nous sommes dans un état très fragile, nous sommes très vulnérables », a dit un porte-parole du Front national, qui regroupe plusieurs partis d’opposition. L’alliance d’opposition prône la tenue d’une nouvelle réunion internationale sous l’égide des Nations unies, sur le modèle de la réunion organisée après le renversement des talibans, en 2001, a ajouté Fazel Sangcharaki. Y participeraient les voisins de l’Afghanistan, les pays de l’OTAN et de l’Organisation de la conférence islamique mais aussi les groupes d’opposition armés afghans. « Pour sauver l’Afghanistan, afin de ne pas laisser passer des chances historiques et en or, les Afghans devraient s’asseoir à la même table et avoir un dialogue sérieux », a-t-il poursuivi. En dépit des 220 000 soldats de l’armée afghane et des forces étrangères présentes dans le pays, les violences ont nettement progressé ces trois dernières années et les talibans se sont rapprochés de Kaboul. Par ailleurs, le corps d’un travailleur humanitaire japonais enlevé mardi dans l’est de l’Afghanistan par les talibans a été retrouvé hier criblé de balles, nouvelle preuve de la situation critique des ONG dans le pays. Le cadavre de Kazuya Ito, âgé de 31 ans, a été retrouvé dans une vallée à quelque 20 km de Jalalabad, la grande ville de l’est du pays. Kazuya Ito, un agronome, travaillait en Afghanistan depuis 2003 pour Peshawar-kai, une association japonaise qui s’occupe de centres médicaux au Pakistan et en Afghanistan. « Nous avons vu les informations de la presse, mais nous cherchons toujours à les vérifier », a seulement commenté un responsable du ministère des Affaires étrangères à Tokyo.
La période critique que traverse l’Afghanistan nécessite la tenue d’une conférence internationale en présence des insurgés talibans, a estimé hier le principal groupe d’opposition à Kaboul. « Nous sommes arrivés à un point très dangereux et nous sommes dans un état très fragile, nous sommes très vulnérables », a dit un porte-parole du Front national, qui regroupe plusieurs partis d’opposition. L’alliance d’opposition prône la tenue d’une nouvelle réunion internationale sous l’égide des Nations unies, sur le modèle de la réunion organisée après le renversement des talibans, en 2001, a ajouté Fazel Sangcharaki. Y participeraient les voisins de l’Afghanistan, les pays de l’OTAN et de l’Organisation de la conférence islamique mais aussi les groupes d’opposition armés afghans. « Pour sauver...