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L’Ossétie du Sud et l’Abkhazie déjà indépendantes de facto

L’Ossétie du Sud et l’Abkhazie étaient déjà indépendantes de facto. Ces deux régions sécessionnistes ont proclamé leur indépendance au lendemain de la chute de l’Union soviétique en 1991 et l’ont défendue par les armes. Un conflit avait déjà éclaté en Ossétie du Sud (3 900 km2) fin 1990, lorsqu’elle s’autoproclama « république soviétique ». Cette décision avait alors été rejetée par le Parlement indépendantiste géorgien qui décréta la dissolution de la région autonome. Le 7 janvier 1991, le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev annule les mesures prises par les Géorgiens et envoie des renforts aux troupes soviétiques stationnées en Ossétie où nationalistes géorgiens et ossètes sont aux prises. Les forces séparatistes ossètes infligent une défaite aux Géorgiens et, le 19 janvier 1992, les Ossètes du Sud se prononcent par référendum pour leur indépendance et leur rattachement à l’Ossétie du Nord (qui fait partie de la Fédération de Russie). Aux termes d’un accord de cessez-le-feu conclu en juin 1992, une force d’interposition tripartite composée de soldats ossètes, géorgiens et russes est créée et déployée le long de la frontière entre la Géorgie et l’Ossétie du Sud pour maintenir le statu quo. Les incidents ont toutefois continué. Et un conflit a de nouveau éclaté dans la nuit du 7 au 8 août lorsque la Géorgie a tenté de reprendre par la force l’Ossétie du Sud, avant d’être repoussée par une puissante contre-offensive russe. L’Abkhazie, qui était déjà une « république autonome » au sein de la Géorgie (alors république soviétique) à partir de 1930, a proclamé unilatéralement son indépendance en juillet 1992 et l’a défendue par les armes contre les forces géorgiennes. Le conflit, qui a fait des milliers de morts et entraîné l’exode de 250 000 Géorgiens, selon Tbilissi, s’est soldé à l’automne 1993 par la victoire des Abkhazes avec le soutien non déclaré mais efficace de Moscou. Un cessez-le-feu a été signé en 1994, suivi du déploiement de la Mission d’observation des Nations unies (Monug) et d’une force russe d’interposition sous mandat de la CEI (ex-URSS moins les pays baltes). L’accord de cessez-le-feu est cependant resté précaire et des accrochages ont eu lieu régulièrement dans cette région. Les deux provinces, soutenues par Moscou qui a distribué des passeports russes à nombre de leurs habitants, sont coupées du reste de la Géorgie par une véritable frontière et tournées économiquement vers la Russie, même si Tbilissi n’a jamais renoncé à les reconquérir. Elles ont leurs propres gouvernement, Parlement et armée, mais ne sont pour l’heure reconnues par aucun État.
L’Ossétie du Sud et l’Abkhazie étaient déjà indépendantes de facto. Ces deux régions sécessionnistes ont proclamé leur indépendance au lendemain de la chute de l’Union soviétique en 1991 et l’ont défendue par les armes. Un conflit avait déjà éclaté en Ossétie du Sud (3 900 km2) fin 1990, lorsqu’elle s’autoproclama « république soviétique ». Cette décision avait alors été rejetée par le Parlement indépendantiste géorgien qui décréta la dissolution de la région autonome. Le 7 janvier 1991, le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev annule les mesures prises par les Géorgiens et envoie des renforts aux troupes soviétiques stationnées en Ossétie où nationalistes géorgiens et ossètes sont aux prises. Les forces séparatistes ossètes infligent une défaite aux Géorgiens et, le 19 janvier...