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Actualités - Chronologie

Pakistan Après le départ de Musharraf, la coalition au pouvoir peine à aplanir ses divergences

Les dirigeants de la coalition au pouvoir au Pakistan, qui a poussé lundi le président Pervez Musharraf à la démission, ont indiqué hier qu’ils tentaient toujours d’aplanir leurs divergences, notamment sur la succession du chef de l’État et le rétablissement des juges qu’il avait évincés. Les chefs des quatre partis qui la composent s’étaient réunis mardi de longues heures durant, mais leur rencontre n’a débouché sur aucune annonce. Les dirigeants des deux piliers de la coalition, le Parti du peuple pakistanais (PPP) et la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), ainsi que de deux organisations plus modestes, dont un mouvement radical musulman, doivent se revoir demain, a indiqué hier le ministre de l’Information, Ahsan Iqbal. Le PPP et la PML-N divergent quasiment sur tous les sujets depuis la formation, en mars, du gouvernement. Les talibans exécutent deux femmes qu’ils accusaient de prostitution Des militants islamistes ont exécuté par balles deux femmes qu’ils accusaient d’être des « prostituées » dans la grande ville de Peshawar, non loin des zones tribales du Nord-Ouest, bastion des talibans et des groupes liés à el-Qaëda, a indiqué hier la police. Une note écrite avait été épinglée sur les dépouilles, avertissant que toute femme qui se livrerait à cette activité « immorale » subirait le même sort, a précisé un officier des forces de sécurité. Le message était signé par le Jaish-i-Islami (l’Armée islamique), membre du Mouvement des talibans du Pakistan. L’une des victimes avait une vingtaine d’années et l’autre la quarantaine. Elles appartiendraient à des familles issues des classes moyennes de Peshawar. Huit personnes tuées par des missiles tirés depuis l’Afghanistan Des missiles, tirés depuis l’Afghanistan, ont frappé hier un repaire de talibans dans une zone tribale du Pakistan, tuant au moins huit personnes dont des militants étrangers, ont annoncé des responsables des forces de sécurité. Les autorités pakistanaises utilisent le terme « militant étranger » pour désigner des membres du réseau terroriste el-Qaëda. Les militaires américains tirent régulièrement des missiles dans les zones tribales pakistanaises, depuis que la coalition internationale a chassé les talibans du pouvoir en Afghanistan fin 2001 et que nombre d’entre eux se sont réfugiés en territoire pakistanais. Le Pakistan est sous une forte pression, surtout de la part de son allié américain, pour maîtriser les insurgés dans ces zones tribales d’où ils lanceraient leurs attaques contre les forces internationales stationnées en Afghanistan. En outre, 10 combattants islamistes ont été tués mardi, quand l’armée a bombardé un de leurs repaires dans les zones tribales du nord-ouest du pays.
Les dirigeants de la coalition au pouvoir au Pakistan, qui a poussé lundi le président Pervez Musharraf à la démission, ont indiqué hier qu’ils tentaient toujours d’aplanir leurs divergences, notamment sur la succession du chef de l’État et le rétablissement des juges qu’il avait évincés. Les chefs des quatre partis qui la composent s’étaient réunis mardi de longues heures durant, mais leur rencontre n’a débouché sur aucune annonce. Les dirigeants des deux piliers de la coalition, le Parti du peuple pakistanais (PPP) et la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), ainsi que de deux organisations plus modestes, dont un mouvement radical musulman, doivent se revoir demain, a indiqué hier le ministre de l’Information, Ahsan Iqbal. Le PPP et la PML-N divergent quasiment sur tous les sujets depuis la formation, en...