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Actualités - Chronologie

Vibrant plaidoyer de Nasrallah en faveur d’un apaisement politique

Le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, a prononcé hier un véritable plaidoyer en faveur d’un apaisement politique qu’il a considéré comme étant intrinsèquement lié à l’intérêt national. Il a mis en garde contre les tensions « provoquées », notamment autour du document d’entente signé entre le Hezbollah et le courant salafiste, les situant dans un cadre électoral. S’exprimant au cours d’un meeting des ulémas, placé sous son égide, sayyed Nasrallah a axé tout son discours sur la nécessité d’un calme politique, qui, a-t-il précisé, « est dans l’intérêt du pays et non pas d’un seul courant ou d’une seule partie, parce qu’il favorise un dialogue national sérieux, que ce soit au sujet de la stratégie de défense envisagée, des dossiers sociaux, économiques et financiers, des réformes politiques, de l’édification de l’État ou de n’importe quelle question que les Libanais souhaitent discuter ». Sayyed Nasrallah a précisé que l’apaisement « permettra au gouvernement d’être actif et de traiter, même relativement, les crises et les dossiers en suspens ». « Il permettra aux institutions militaires et de sécurité de reprendre leurs esprits et de retrouver leur capacité à rétablir la stabilité et la sécurité dans le pays », a poursuivi le secrétaire général du Hezbollah, mettant en garde contre les tensions. Celles-ci, a-t-il dit, risquent de « compromettre le dialogue, de paralyser l’action du gouvernement, de se transposer en Conseil des ministres, et de provoquer une hémorragie au sein des forces de sécurité et du peuple libanais ». « Toutes les tentatives de provoquer des tensions restent inutiles, et si l’objectif est électoral, qu’on les reporte à quelques semaines des législatives parce que d’ici là, personne ne sait ce qui se passera », a-t-il fait observer, en insistant sur le fait que c’est à partir d’une vision déterminée qu’il appelle au calme ou qu’il effectue un rapprochement avec une partie précise, en allusion au document d’entente signé avec les salafistes. « En ce faisant, nous essayons d’aider notre pays et non pas nous-mêmes », a-t-il encore fait valoir, en s’étonnant des réactions hostiles au rapprochement entre le Hezbollah et le courant salafiste. « Tout rapprochement devrait être source de bonheur et de fierté pour les Libanais parce que ainsi, nous prouvons au monde que quelles que soient nos divergences intellectuelles, idéologiques, communautaires ou politiques, nous gardons un espace libre au dialogue, à la tolérance, à l’acceptation de l’autre », a poursuivi sayyed Nasrallah en appelant les ulémas, l’élite et les médias à coopérer ensemble afin de promouvoir une culture du dialogue, de la tolérance, de la patience, du rapprochement et de la coopération. S’adressant à ses détracteurs, il a affirmé : « Vous avez de tout temps plaidé contre le recours à la rue et pour un retour aux institutions constitutionnelles. Aujourd’hui, un gouvernement d’union a été formé, le Parlement a repris ses activités, sachant qu’il n’a jamais fermé ses portes et que nous nous apprêtons à nous engager dans une nouvelle opération démocratique à travers les législatives. Menons alors notre vie politique, au sein des institutions, évitons les tensions dans la rue et pavons la voie au dialogue parce que ce qui se passe autour de nous, dans la région et dans le monde est très grave. »
Le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, a prononcé hier un véritable plaidoyer en faveur d’un apaisement politique qu’il a considéré comme étant intrinsèquement lié à l’intérêt national. Il a mis en garde contre les tensions « provoquées », notamment autour du document d’entente signé entre le Hezbollah et le courant salafiste, les situant dans un cadre électoral.
S’exprimant au cours d’un meeting des ulémas, placé sous son égide, sayyed Nasrallah a axé tout son discours sur la nécessité d’un calme politique, qui, a-t-il précisé, « est dans l’intérêt du pays et non pas d’un seul courant ou d’une seule partie, parce qu’il favorise un dialogue national sérieux, que ce soit au sujet de la stratégie de défense envisagée, des dossiers sociaux, économiques et...