Le ministère des Droits de l’homme veut juger les geôliers tortionnaires
le 20 août 2008 à 00h00
Le ministère irakien des Droits de l’homme veut voir traduits en justice les tortionnaires qui bénéficient jusqu’à présent d’une totale impunité, malgré ce qu’il dénonce comme des cas avérés de torture dans les prisons du pays. « Nous demandons au gouvernement et aux autorités judiciaires d’assurer la protection des prisonniers, de punir les tortionnaires et de ne pas les inclure dans des listes d’amnistie », a déclaré à l’AFP Saad Sultan, chef du Comité de supervision des dépôts et prisons dépendant du ministère irakien des Droits de l’homme. Dimanche, l’Irak a annoncé avoir officiellement ratifié la Convention de l’ONU contre la torture entrée en vigueur en 1987. Cependant, il n’y existe pas actuellement de loi condamnant les personnes accusées de torture. « C’est vrai, il n’y a pas de loi spécifique mais ils (les tortionnaires) pourraient l’être pour coups et blessures volontaires », a souligné le haut fonctionnaire irakien. Selon ses services, il y a eu l’année dernière 121 « cas avérés » de torture de détenus, dont trois femmes, dans les prisons irakiennes. Interrogé pour savoir si des arrestations avaient eu lieu, le porte-parole du ministère des Droits de l’homme, Hamza Kamel, a répondu : « Des enquêtes sont toujours en cours à propos des auteurs, mais dans ce genre d’affaires cela prend du temps. » Les deux tiers des cas recensés (78) se sont produits dans des centres de détention dépendant du ministère de l’Intérieur et le reste dans ceux du ministère de la Défense. « La majorité des cas ont eu lieu durant l’interrogatoire des détenus », a souligné M. Sultan. Il existe en Irak quatorze prisons centrales, dont une pour femmes, quatre pour mineurs dépendant du ministère de la Justice et trois autres sous l’autorité des forces américaines, selon M. Kamel. À celles-ci s’ajoutent 35 dépôts dans des départements de police et de l’armée.
Le ministère irakien des Droits de l’homme veut voir traduits en justice les tortionnaires qui bénéficient jusqu’à présent d’une totale impunité, malgré ce qu’il dénonce comme des cas avérés de torture dans les prisons du pays. « Nous demandons au gouvernement et aux autorités judiciaires d’assurer la protection des prisonniers, de punir les tortionnaires et de ne pas les inclure dans des listes d’amnistie », a déclaré à l’AFP Saad Sultan, chef du Comité de supervision des dépôts et prisons dépendant du ministère irakien des Droits de l’homme. Dimanche, l’Irak a annoncé avoir officiellement ratifié la Convention de l’ONU contre la torture entrée en vigueur en 1987. Cependant, il n’y existe pas actuellement de loi condamnant les personnes accusées de torture. « C’est vrai, il n’y a pas...
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